L'eau reste rare

Après un été exceptionnel par sa chaleur et sa sécheresse, chacun attendait les pluies d’automne. Elles sont bel et bien venues. Les épisodes cévenoles se sont multipliés. Ici même dans le Perche vendômois, il a fallu vider le pluviomètre à plusieurs reprises. Pourtant nous le sentons bien, la terre demeure sèche ou plutôt elle reste à peine humide. Bien sûr la pelouse a reverdi et le regain n’est pas négligeable. On revoit même ça et là des fleurs surgir et s’épanouir. Cela nous laisse encore plus sceptique : quel est l’intérêt d’une plante de fleurir en octobre sachant que le fruit ne pourra jamais parvenir à maturité ? Une fatigue bien inutile après un épuisement estival !

Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) confirme : « Les pluies de ce début d’automne ont été largement insuffisantes pour compenser les déficits accumulés depuis le début de l’année. La situation globale n’évolue que peu. Les niveaux des nappes à l’entrée de l’hiver 2022-2023 sont nettement inférieurs à ceux de l’année dernière, deux-tiers des nappes affichant toujours des niveaux sous les normales mensuelles. »

Autrement dit, les nappes phréatiques, déjà affaiblies par deux années de fortes sécheresses, auront bien du mal à se recharger d’ci le printemps à moins que la pluviométrie soit abondante. Dans ce contexte, les mégabassines prévues ici ou là risquent d’avoir autant de mal que les nappes à se recharger. Une situation à surveiller de près comme le montre la carte du BRGM :

https://www.brgm.fr/sites/default/files/documents/2022-11/communique-nappes-eau-souterraine-2022-11-carte.pdf

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