Un printemps 2024 déjà bien réveillé

Après un hiver particulièrement doux, floraisons et bourgeons prennent de l’avance dans les jardins. Mais côté météo, quelques incertitudes demeurent encore pour le printemps 2024.

Une jonquille jaune sous la pluie

Les perce-neiges ne sont pas encore fanés, pas plus que les hellébores ou les primevères. La floraison des cognassiers du Japon se poursuit également. Cependant le printemps s’annonce déjà. Aidées par la douceur hivernale, les premières jonquilles s’épanouissent. Les forsythias se parent de jaune à leur tour. Pas de doute : le printemps est en avance cette année. 

Selon Météo-France, il n’y a aucune raison que cela change. Les prévisionnistes s’attendent à des températures de saison, mais ils pensent qu’elles seront sans doute légèrement supérieures aux normales. 

Restent quelques nuances. Mars devrait être un mois relativement frais au Nord et pluvieux au Sud. Ensuite, un vaste anticyclone pourrait se mettre en place sur le pays. Et donc, au programme d’avril, faibles pluies, douceur en journée et gelées nocturnes. Un phénomène que nous avons déjà connu ces dernières années. Pour le mois de mai, les calculateurs peinent à trouver une tendance. Quand est-ce que les masses d’air d’El niño vont se désagréger dans l’est de l’Europe ? Difficile à dire ! 

Des pluies difficiles à prévoir

Côté précipitation, Météo France ne privilégie aucun scénario. Après le rail de dépressions qui a traversé l’Hexagone en novembre et décembre, la France aborde ce printemps avec des nappes phréatiques en nette amélioration.

Leur niveau « reste généralement satisfaisant », notait le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) le 13 février. Au 1er février, 46 % des nappes phréatiques étaient au-dessus des normales de saison ; 15 %, de niveau comparable. Les nappes d’Alsace, du couloir de la Saône et de Corse se sont nettement moins rechargées. 

« Les niveaux demeurent très préoccupants dans les Corbières et dans la plaine du Roussillon », avertit le BRGM. Avec la pluie enregistrée en janvier et février, il estime que la recharge devrait se poursuivre sur une grande partie nord de la France, permettant ainsi d’améliorer encore le niveau des nappes. 

« Concernant le pourtour méditerranéen, les cumuls pluviométriques observés et attendus en janvier ne devraient pas permettre d’engendrer des épisodes de recharge importants et les niveaux devraient alors rester sous les normales. » Les jardiniers du Sud, et notamment du Languedoc-Roussillon, sont prévenus : des interdictions d’arrosage sont à prévoir. Ailleurs, la crainte du manque d’eau s’éloigne…

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