Adrian Martini, itinéraire d'un enfant doué
Adrian Martini a installé son studio de réalisation dans l’ancienne gare de Choisy-le-Roi. C’est là qu’il imagine clips, documentaires et émissions de télévision. Rencontre avec un fou d’images.
Un homme décidé. Jeune, Adrian Martini sait déjà qu’il veut faire des films. Il passe ses nuits devant la télévision à regarder des clips sur MTV. Il n’a alors plus qu’une idée en tête : réunir ce qu’il aime le plus au monde, le son et l’image. Ni une, ni deux, il arrête sa scolarité à peine arriver au lycée. Il ne regrette rien : « Je conseillerais bien sûr aux jeunes de poursuivre leurs études, mais je m’ennuyais en seconde. J’ai tout de suite enchaîné avec des petits boulots. Cela m’a permis de me payer ma première caméra. » Et il commence à tourner… Le rêve d’enfant devient réalité.
Le clip comme moyen d'expression
« Beaucoup de réalisateurs de cinéma ont débuté leur carrière par des clips. C’est le moyen d’essayer des caméras, des optiques, des lumières, des effets de montage… C’est une super école ! », constate le professionnel.
Malheureusement, le metteur en scène arrive un peu tard sur le marché du travail. Les labels musicaux réduisent leurs budgets au début des années 2000. Il va tout de même tourner une vingtaine de clips. Il admet : « C’est beaucoup moins intéressant. Les clips se sont changés en produits très formatés mais je continue d’en réaliser pour mon propre groupe de musique The Hometown. »
Adrian Martini a plus d’une corde à son arc. Il ouvre un studio de post-production. Il devient un as du montage et des effets spéciaux. L’aventure se poursuit avec les documentaires. Il s’intéresse d’abord au cinéma français avec le journaliste et animateur Vincent Perrot. Le documentaire Belmondo, itinéraire… lui permet de monter les marches du festival de Cannes en 2011. « C’est un beau souvenir, commente le jeune réalisateur, le film est passé directement de Choisy à Cannes ! » Son père Adrian Martini en garde également un excellent souvenir comme il le confiait dans cet article !
La production du film a démarré. J’ai déjà rencontré une partie des acteurs. Le tournage devrait se faire en 2024.
Adrian Martini
Entre cinéma et télévision
Adrian Martini enchaîne avec la télévision, puis le web où il co-produit une émission mensuelle sur le cinéma, Pop cinoche, présentée par Vincent Perrot. Les deux compères viennent d’ailleurs de sortir une collection de DVD sur le patrimoine du cinéma français avec des films entièrement restaurés. En parallèle, il a aussi lancé un programme sur la voiture, Fastback avec le journaliste Éric Célis. « Cela fait 10 ans que je travaille sur des émissions de sport mécanique, s’amuse-t-il à dire, j’ai fait le tour du monde, de la Guyane au pôle Nord ! »
Désormais, le directeur d’Alshimia Productions diffuse en direct chaque Grand Prix Moto GP avec l’analyse complète de journalistes invités. Adrian Martini poursuit surtout son rêve : produire un long métrage. Une histoire d’anticipation. Il ne veut pas en dire trop mais c’est pour bientôt. Il dévoile tout de même : « La production du film a démarré. J’ai déjà rencontré une partie des acteurs. Le tournage devrait se faire en 2024. » Malgré cet emploi du temps chargé, le réalisateur trouve le temps de partager son goût pour la photographie avec sa femme Mélody. Une passion qui va donner lieu à une exposition et à un ouvrage.
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