Éric Wasylyk : la niaque du champion

Médaillé de bronze aux Mondiaux vétérans 2025 de badminton, Éric Wasylyk prouve qu’à 48 ans, la passion du jeu ne faiblit pas. Sportif aguerri, père attentif et professeur investi, il mène tous ses matchs à fond.

Éric Wasylyk concentré sur le terrain, raquette en main, lors d’un match international de badminton
Éric Wasylyk, toujours en lice sur les grands tournois, porte les couleurs de Choisy depuis près de trente ans. | Crédit : Laure Wasylyk

Smash gagnant ! Éric Wasylyk a de quoi être fier : il revient de Thaïlande avec une médaille de bronze autour du cou. Sur les terrains de Pattaya, il a décroché en septembre dernier la médaille de bronze en simple, catégorie +45 ans, lors des championnats du monde de badminton. Seul Français médaillé dans cette catégorie, le Choisyen signe là un nouvel exploit dans une carrière déjà bien remplie. « Je me suis retrouvé entouré de joueurs que j’admirais », s’amuse-t-il.

Portrait d’Éric Wasylyk tenant sa médaille de bronze lors des Championnats du monde vétérans de badminton 2025 à Pattaya, en Thaïlande
Éric Wasylyk, médaillé de bronze en simple +45 ans à Pattaya, lors des mondiaux vétérans de badminton 2025. Photo DR.

Un parcours bâti à la force du poignet

Ce n’était pas une première. Éric Wasylyk enchaîne les podiums depuis plus de vingt ans, en individuel comme en équipe. Il avait notamment décroché le titre de champion d’Europe en double homme en 2022, en Slovénie. «C’est sans doute mon plus beau souvenir, parce que c’était non seulement partagé avec mon coéquipier, mais aussi avec ma famille. Ma femme, Laure, et mes deux enfants étaient dans les gradins ! »

Rien ne le prédestinait au badminton. « J’ai découvert ce sport un peu par hasard. Mes parents m’avaient inscrit à l’école du sport à Choisy. Cette organisation municipale était un bon moyen de découvrir toute une palette d’activités à moindre frais. Les animateurs proposaient quelques disciplines peu connues comme le badminton. J’ai tout de suite accroché ! » Jeune, il participe à quelques championnats de France, mais il ne brille pas vraiment sur le terrain… jusqu’à ses 19 ans. « Je suis monté en première division. Et je ne l’ai plus quittée depuis… j’ai 48 ans. Ça fait presque 30 ans. »

Le sport, en famille et sur les bancs de la fac

Côté professionnel, Éric Wasylyk grimpe aussi les marches une à une. Après un BTS technique, il passe finalement le concours de maître d’école. Il est instituteur pendant 10 ans avant de devenir professeur d’EPS. Et il a progressé depuis. Il dirige aujourd’hui le SUAPS de l’Université Paris-Saclay, un service chargé de proposer des activités sportives aux étudiants et au personnel, du loisir à la compétition, en passant par l’organisation d’événements sportifs. Un poste qui lui va comme un gant. « J’aime avoir mes repères, mes rituels. Que ce soit pour mes matchs ou pour mes cours à la fac, j’ai besoin de tout préparer à l’avance, de tout caler. »

Le sport, Éric Wasylyk le vit aussi en famille. Sa fille Manon a couru son premier championnat de France d’athlétisme cette année. Mathieu, son fils, joue au foot en club. « J’adore les accompagner, mais je ne les pousse pas. Je suis là si besoin. »

J’ai toujours faim. Tant que j’ai envie, je suis là.

À 48 ans, Éric Wasylyk ne ralentit pas le rythme. Il continue de s’entraîner quatre fois par semaine, en partie au club de Choisy, Choisybad, dont il porte fièrement les couleurs. « Physiquement, je n’ai aucun souci. Mais, avec l’âge, je fais un peu plus attention : renforcement musculaire, boisson d’effort, étirements… Je me suis rendu compte que je ne buvais pas assez par exemple. La vraie chance, c’est de n’avoir jamais eu de blessures.» Il faut tout de même souligner que le badminton reste le sport de raquette le plus rapide !

Sur les terrains, son plaisir est intact. Il continue à disputer des tournois régionaux, à affronter des adversaires plus jeunes, à savourer chaque échange. «Je joue encore vite, je reste agressif. Et surtout, j’adore m’entraîner.» Et quand on lui demande ce qui le motive encore après trente ans de carrière, il répond sans détour : «J’ai toujours faim. Tant que j’ai envie, je suis là.» Une médaille de plus autour du cou, mais surtout une passion intacte dans le cœur.

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1 réflexion sur “Éric Wasylyk : la niaque du champion”

  1. Merci pour cet article. Toujours très plaisant de découvrir des personnalités aux qualités exceptionnelles qui savent aller au bout de leur passion …. Merci !!!

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