Camélia Bouloukbachi, la force du rêve olympique
Avec l’équipe de France de water-polo, Camélia Bouloukbachi a participé aux Jeux Olympiques. Une aventure extraordinaire qui lui laisse de merveilleux souvenirs et quelques regrets.
Camélia Bouloukbachi a plongé dès ses 7 ans dans les bassins de la piscine de Choisy-le-Roi. Tout s’explique : ses parents apprécient la natation et la plongée sous-marine. Camélia, comme ses 6 frères et sœurs, a suivi le mouvement. « C’est un truc de famille, s’amuse-t-elle, mais j’ai bifurqué vers le water-polo. » Avec succès !
Elle passe 6 années à l’Insep (l’institut national du sport, de l’expertise et de la performance) et intègre l’équipe de France en 2019. Les Jeux Olympiques ne pouvait que constituer un rêve pour la jeune poloïste de 21 ans. « Nous avons commencé à sentir l’effet JO il y a 2 ou 3 ans, rappelle l’athlète, déjà le public est venu en plus grand nombre autour des bassins. »
Et puis la pression a augmenté peu à peu. Il a fallu travailler la technique, mais aussi la musculation. Le water-polo est un sport physique. Il faut sans cesse bouger sous peine de couler ! Camélia Bouloukbachi a enchaîné les championnats internationaux en 2024. La préparation aux JO a été rude !
La cérémonie d’ouverture était magique. Le trajet jusqu’au cœur de Paris était mémorable avec la police qui dansait sur les motos. Et je trouve que la pluie y a rajouté de la poésie.
Camélia Bouloukbachi
Beaucoup d'efforts pour Camelia
Les Jeux ont débuté comme dans un rêve. Camélia Bouloukbachi a constaté que tout était bien organisé, contrairement à ce que d’aucun disait, et salue l’implication et la bonne humeur des bénévoles. « La cérémonie d’ouverture était magique, s’émerveille-t-elle encore. Les athlètes français se sont retrouvés, habillés de la même manière. Cela donnait un sentiment d’unité. Le trajet jusqu’au cœur de Paris était mémorable avec la police qui dansait sur les motos. Et je trouve que la pluie a rajouté de la poésie à cette cérémonie. Cela donnait quand même l’impression d’une colonie de vacances ! » Mais les sportifs rattrapent, à cette occasion, toutes les soirées manquées avec les amis, les repas de familles annulés par les entraînements. Des années d’efforts pour arriver à ce niveau.
La dure loi du sport
La fête n’a pas duré longtemps. L’équipe de France féminine a livré sa première bataille dès le 27 juillet. Le tirage au sort n’a guère été favorable aux Bleues : elles ont rencontré des poids lourds du water-polo, dont l’Espagne, les États-Unis et la Grèce. Mais le public était là pour les aider. « Quand le speaker annonçait l’arrivée de l’équipe de France, explique Camélia Bouloukbachi, le public criait, tapait des pieds, des mains, c’était incroyable. Tous les Français chantaient la Marseillaise, je n’entendais même plus le son de ma voix ! Cela stresse, mais j’ai appris à me mettre dans une bulle. Quand j’ai besoin de puiser de la force, j’ouvre un peu la bulle, je prends ce dont j’ai besoin et je la referme. » Les Bleues ont plié devant l’Espagne mais se sont imposés de justesse face à l’Italie. Le 4 août, les Grecques éliminent les Françaises. Une grande déception pour Camélia Bouloukbachi : « Je rêvais d’aller en quart de finale, de continuer l’aventure. » La jeune sportive doit maintenant décider de la suite des évènements. La page des Jeux est tournée…
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