
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
Née il y a 6 ans seulement, la fête des plantes de Chaumont-sur-Loire s’est bien développée. L’allée cavalière du domaine royale accueille désormais une vingtaine de pépiniéristes triés sur le volet. Un mot d’ordre : l’excellence à la portée de tous !
Jacques Soignon, vice-président du CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées) explique : « Nous avons sélectionné le stand des Arômes du grès qui présente une magnifique collection de sauges. » Le stand était effectivement un enchantement : en septembre de nombreuses sauges sont encore en fleur. Alexandre Tramier cultive, près d’Avignon, plus de 300 variétés de sauge. Le pépiniériste à l’accent chantant s’amuse : « En réalité, j’en ai désormais plus de 400 puisque les botanistes ont décidé d’intégrer les romarins dans la famille des sauges. »
Avec son humour pince-sans-rire, Alix de Saint-Venant commente le prix remis au pépiniériste Christian Besnard : « Campylotropis macrocarpa ? Ce n’est pas un nom très connu ni très facile à dire. Souvent les gens que je rencontre me disent mais pourquoi vous parlez latin comme ça, on y comprend rien ! Nombre de jardiniers pensent que plus le nom de la plante est compliqué, plus elle va être difficile à faire pousser. C’est une erreur énorme ! Malgré son nom, Campylotropis macrocarpa est la plante la plus facile du monde. C’est une plante tout terrain c’est-à-dire qu’elle supporte le chaud, le sec, le froid, le calcaire. La floraison tout en légèreté intervient en fin d’été et en automne. » Et la propriétaire du château de Valmer de rajouter : « Je voudrais aussi féliciter Christian Besnard de produire cette plante. Sachez qu’il les élève à la dure et ça c’est très précieux pour nos autres jardiniers. Nous achètons une plante qu’elle puisse s’installer dans une terre normale, sans chichi. »
Le jury a craqué pour une des orchidées de Colombe Lecouffle : stanhopea wardii. Au début du XIXe siècle, les chasseurs d’orchidées ont ramené cette orchidée du Costa Rica. Les collectionneurs anglais la mettaient en pot, la posait sur une table et attendaient la floraison pendant des années. Ils n’ont jamais vu un stanhopea fleurir ! Un collectionneur, peut être un peu moins patient que les autres, l’a déplacé. Il l’a accroché quelque part et l’année suivante, surprise, la hampe florale a surgit contre toute attente. Et pour cause, stanhopea wardii fleurit par le bas de la motte. Colombe Lecouffle précise : « Effectivement, ce n’est pas l’orchidée la plus facile à cultiver. Mais finalement cette orchidée a quasiment les mêmes besoins que le phalænopsis. C’est une orchidée qui se place à l’intérieur, à la lumière, avec des arrosages assez fréquents, environ une fois par semaine, avec de l’eau pas trop calcaire et à température en laissant sécher entre 2 arrosages pour éviter la pourriture. »

Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.

Créer une forêt-jardin ne s’improvise pas. Distances de plantation, organisation et étapes : les bases concrètes pour bien démarrer sans se tromper.

Une forêt-jardin ne s’improvise pas. Elle repose sur une organisation en strates où chaque plante trouve sa place et joue un rôle dans un écosystème comestible inspiré de la nature.