
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
La 5e édition des Botaniques, qui s’est tenue les 16 et 17 septembre au domaine de Chaumont-sur-Loire, a attiré beaucoup du monde. La fête des plantes s’enracinent peu à peu… Pendant que les nombreux visiteurs se penchaient sur les végétaux, le jury du Coup de cœur des Botaniques détaillait les plantes pour remettre son prix.
Le jury du prix Coup de cœur des Botaniques était prestigieux. Parmi les membres, figuraient, entre autres, Françoise Lenoble-Prédines, la présidente d’honneur du CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées), Gilles Deparis (Directeur des Jardins d’Exception de la ville de Menton), Chantal Colleu-Dumond (directrice du domaine de Chaumont-sur-Loire), Jacques Soignon (vice-président du CCVS) et Alix de Saint Venant, paysagiste et botaniste.
Le choix n’en était pas moins compliqué. Chantal Colleu-Dumont n’invite que des pépiniéristes d’exception, tous créateurs et obtenteurs de végétaux rares. Les visiteurs ont ainsi pu admirer toute une gamme de plantes : aromatiques, érables, roses, grimpantes, cactées, plantes carnivores, graminées, orchidées, vivaces de Méditerranée, fruitiers…
Mais il a bien fallu choisir. Côté jardin, le prix de la plante revient à l’amarine belladiva ‘Emanuelle’. Présentée par Turcieflor, la néride hybride, l’autre nom de l’amarine, est issue d’un croisement entre la nérine bowdenii et l’amaryllis belladona. Vivace, la plante bulbeuse produit de larges fleurs étoilées rose clair délicatement parfumées. Suspendues au bout de longues et solides tiges, elles dominent un feuillage vert tendre. Souvent méconnue des jardiniers, l’amarine belladiva apporte pourtant une touche de couleur aux bordures et massifs ensoleillés dès la fin de l’été. Elle se cultive aussi en potée sur la terrasse ou le balcon. Outre sa beauté, son originalité et sa vigueur, la plante présente un atout devenu indispensable : elle résiste bien à la sécheresse.
Le jury a également accordé une mention spéciale à l’orchidée crotale (Pholidota imbricata) présentée par Colombe Lecoufle. Originaire d’Asie, cette orchidée épiphyte développe des hampes retombantes de 15 cm de longueur. Ces dernières portent une multitude de petites fleurs crèmes.
Côté cour, Audrey Blanquart, de la pépinière Pautenotte, a également été distinguée pour la qualité de son stand de plantes aquatiques. Christian Bessard, des pépinières du même nom, a, lui, reçu une mention spéciale pour la diversité des arbres et arbustes de sa collection.
La Tête dans les pâquerettes a établi son propre palmarès. La prix du stand revient à Jérôme Chéné. Le propriétaire des Roses Loubert multiplie les rosiers anciens pour éviter qu’il ne tombe dans l’oubli. Une démarche qui est mal reconnue à l’heure où de nombreux pépiniéristes multiplient les nouveautés.
Côté plante, c’est la clématite brûlante, d’Arnaud Travers, qui s’impose. Originaire du Sud, Clematis flammula odorata se couvre, de juillet à septembre, d’une myriade de petites fleurs bleues. Une couleur qui tranche bien sur le jaune des anthères. Une floraison très parfumée et mellifère qui plus est. Rustique, vigoureuse et sobre, cette espèce est l’une des plus faciles à cultiver, y compris en climat sec et en bord de mer, dans les sols pauvres, sableux, caillouteux et calcaires. Elle forme un merveilleux couvre-sol ! Que demander de plus ?

Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.

Créer une forêt-jardin ne s’improvise pas. Distances de plantation, organisation et étapes : les bases concrètes pour bien démarrer sans se tromper.

Une forêt-jardin ne s’improvise pas. Elle repose sur une organisation en strates où chaque plante trouve sa place et joue un rôle dans un écosystème comestible inspiré de la nature.

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