
Plantes spontanées : que garder ou maîtriser au jardin
En mai, les plantes spontanées explosent au jardin. Lesquelles garder, maîtriser ou supprimer ? Nos repères pour agir sans perdre l’équilibre naturaliste.
Cécilia Bianchi tient une des dernières librairies de la banlieue sud : le Marque-page. Un commerce désormais jugé essentiel.
Les piles du dernier ouvrage de Ken Follet, Pour rien au monde, s’entassent entre deux cartons que Cécilia Bianchi s’affaire à ouvrir. Tout doit être prêt pour Noël. Un temps fort du monde de l’édition. Il règne une atmosphère unique au Marque-page. D’ailleurs depuis le départ d’Alain Brossard et la fermeture de la Librairie de la presse, Cécilia Bianchi est devenue la dernière bouquiniste à des kilomètres à la ronde.
« Pour faire mon choix, je travaille avec les maisons d’édition, mais c’est vrai que la rotation est trop importante. Cela fait beaucoup de manutentions. J’essaie de garder les ouvrages 6 mois avant de les renvoyer. »
Cécilia Bianchi
La cinquantenaire s’amuse en désignant le côté pair de l’avenue de la République : « Je suis née en face. C’est amusant non ? » Pour elle, Choisy est donc aussi bien un point d’ancrage que d’encrage : « J’ai vécu les 30 premières années de ma vie aux Gondoles. J’adorais ce quartier. C’était un magnifique village ! »
La littérature a toujours accompagné Cécilia Bianchi le long de son existence. Mais finalement après des études de lettres, elle opte pour une maîtrise en sociologie de la famille et devient assistante sociale. Elle va ainsi travailler pendant 20 ans au service de la protection de l’enfance. « Oui, admet-elle, ce n’est pas un travail facile. Ça a même été dur parfois, mais je garde un bon souvenir de cette période de ma vie. Je me suis attachée aux enfants, aux parents… Et puis, à l’époque, on avait vraiment le temps d’accompagner les familles. Je ne pense pas que ce soit encore le cas aujourd’hui. »
Elle décide de changer de cap en 2005 pour se tourner vers le monde du livre. Elle effectue une formation de gestion à l’institut national des librairies, travaille dans différentes librairies avant de se mettre en quête d’une boutique. Après plusieurs tentatives d’achat de fonds de commerce, Cécilia Bianchi finit par acquérir le marque-page en 2008 : « A l’époque, il y avait encore trois libraires à Choisy… mais les habitudes d’achat ont changé je pense. En tout cas il faut dire et encore redire que le prix d’un livre est partout le même. Certains pensent que l’ouvrage est moins cher sur internet ou dans les grandes surfaces. Pas du tout. La loi Lang de 1981 a institué le prix unique des livres en France. » Elle note aussi que le livre de poche a perdu son statut de parent pauvre de la littérature. De plus, elle voit arriver une nouvelle clientèle : « Il y a beaucoup de jeunes couples qui s’installent à Choisy. Ils ont appris à lire avec Harry Potter et ils aiment avoir une librairie à proximité de chez eux. »
Une note d’espoir pour l’avenir d’autant que Cécilia Bianchi a réussi à vendre des ouvrages en dépit du Covid et du confinement. Reste un problème et il est de taille : le monde de l’édition a entamé depuis plusieurs années une course effrénée à la publication : quelques 40 000 livres paraissent chaque année en France. « Pour faire mon choix, je travaille avec les maisons d’édition, souligne Cécilia Bianchi, mais c’est vrai que la rotation est trop importante. Cela fait beaucoup de manutentions. J’essaie de garder les ouvrages 6 mois avant de les renvoyer. » Elle a tout de même ses préférés comme la maison d’édition Actes Sud. Elle conseille volontiers le roman de Richard Powers, Sidérations. Elle a également décidé de mettre en valeur le dernier prix Goncourt de Mohamed Mbougar Saar, La Plus Secrète histoire des hommes, ou encore Mon Mari le premier roman de Maud Ventura. L’auteure vit tout près et c’est une cliente de la librairie. Alors au-delà des mots, Cécilia Bianchi fait ce que l’on ne fait pas en grande surface : conseiller les lecteurs, leur apporter la magie de la littérature et leur ouvrir les pages de la liberté.

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