Aux racines de la science​

Il voulait être professeur de physique. Léo Valon a fini par devenir chercheur en sciences fondamentales. Avec sa famille, il est en recherche d’un équilibre entre le travail, les loisirs et un cadre de vie agréable pour les enfants.

Léo Valon est chercheur au CNRS

Tout jeune déjà, Léo Valon aimait les études : « j’ai toujours apprécié les relations que j’avais avec les professeurs, en particulier ceux qui étaient passionnants et bienveillants. » Il a grandi dans la verte, à Saint-André-des-Eaux, entre les marais de Brière, les salines de Guérande et l’océan Atlantique. Après un bac S, il décide de poursuivre son cursus en physique. Il fait 3 ans de classe préparatoire à Nantes. Ce n’est pas son meilleur souvenir, mais il parvient à rentrer à l’école normale supérieure de Paris. Il y obtient un master de biophysique et décroche l’agrégation.

Physique et biologie

 Il entame ensuite une thèse à l’institut Marie-Curie sur le contrôle optogénétique de la polarité cellulaire. Nouveau domaine de recherche, l’optogénétique associe les techniques de l’optique à celles de la génétique. Léo Valon explique : « J’étudiais le mouvement de cellule unique en les filmant avec un microscope. Je voulais comprendre comment se déplacent les cellules, comment elles coordonnent la création d’un devant et d’un arrière. » Il poursuit ses travaux comme postdoctorant à Barcelone en Espagne. « Là, précise le chercheur, notre équipe a surtout cherché à comprendre comment les cellules d’un tissu s’organisent entre elles et modifient leurs comportement en fonction des perturbations mécaniques qu’elles subissent. »

A son retour en France, il intègre les laboratoires parisiens de l’institut Pasteur. « Depuis 5 ans, je travaille sur les cellules d’une mouche, la drosophile. J’étudie l’impact de la mort des cellules sur la mécanique du tissu. Par exemple toutes les cellules de notre intestin se renouvèlent en 5 jours. Notre peau repousse constamment. Des cellules meurent en permanence pour laisser la place à de nouvelles cellules afin que les organes puissent fonctionner correctement. C’est ce que j’étudie chez la mouche. Dans le dos de la drosophile, quand une cellule meurt, elle va tirer sur les cellules voisines, ce qui va empêcher ces dernières de mourir pendant une heure. C’est le temps nécessaire pour que la cellule morte soit évacuée sans que cela ne crée un trou dans le tissu. » 

En 2021, il devient chercheur permanent au CNRS, le Saint-Graal. Quand il n’est pas dans son laboratoire, il participe à des conférences et encadre des étudiants. Il nuance : « La recherche fondamentale, cela peut aussi être très frustrant parce que l’on ne parvient que rarement aux résultats attendus. Mais c’est vraiment génial quand on fait une découverte. Il y a beaucoup de pressions, notamment au sujet des publications dans les revues scientifiques. Sans publications, pas de financement et sans financements, pas de recherche. »

Retour aux sources

Léo Valon et son épouse se sont installés en 2017 à Choisy-le-Roi juste avant la naissance de leur premier enfant. « Nous cherchions un logement à louer depuis Barcelone, se souvient-il, et nous en avions assez de vivre dans un 30 m2, adieu Paris, bonjour Choisy. Par hasard, nous avons trouvé une location dans le quartier du port. Exactement le type d’appartement que nous aimions : spacieux et lumineux, à proximité des bords de Seine, d’une médiathèque et de jardins. » Mais surtout le chercheur de 36 ans connaît bien la ville : « Mes grands-parents ont toujours vécu à Choisy-le-Roi. Mon grand-père y était psychiatre. Ma grand-mère s’investissait beaucoup dans la vie associative. Je venais souvent en vacances pour les voir. » 

Depuis Léo Valon et son épouse, dessinatrice de dessin animé, ont acheté un appartement à Choisy et ont eu un deuxième enfant. En famille, ils profitent régulièrement de la médiathèque, de balades en vélo sur les quais de Seine, et du parc des Gondoles pour y pique-niquer et y pêcher. Fan de plongée et d’apnée, le scientifique est devenu le secrétaire de Funky Family Plongée Club et joue au water-polo. Pour autant Léo Valon n’a pas perdu de vue son rêve d’enfant : il souhaite toujours transmettre le goût de la science aux jeunes générations.

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