Pierre Naudin, l’infatigable chroniqueur

Pierre Naudin

Il aurait eu 100 ans le 28 novembre… Pierre Naudin est malheureusement décédé en 2011, mais l’homme restera dans les annales comme l’un des plus grands écrivains du Moyen-Âge.

Le journaliste, entre autres rédacteur en chef de Confidences, apprécierait sans doute que la ville célèbre son centenaire, lui qui fut le héraut de la guerre de 100 ans. C’est en 1978 que Les Lions diffamés, son premier roman historique, rencontre le succès. L’éditeur lui téléphone : « Naudin, il faut battre le fer tant qu’il est chaud… Vous allez me rédiger une suite immédiatement ». Il écrit pendant plus de 30 ans l’histoire d’une famille qui traverse la guerre de Cent Ans. Très documentés, les 25 volumes de cette fresque épique emportent chaque année des milliers de lecteurs dans les tumultes de ce conflit qui a quasiment détruit la France. Alan Raoul-Naudin, son petit-fils, raconte : « Il se levait tôt, vers 4 h du matin, pour écrire. Et les après-midis, il les passait aux archives. » Car Pierre Naudin était un puit de science. Il n’a pas seulement imaginé des personnages. Pour romancer, autrement dit, bien mentir, il faut se rapprocher le plus possible de la vérité. Pierre Naudin savait donc tout de cette période, si sanglante, du Moyen-Âge.

Une jeunesse sous Occupation

Rien ne prédestinait Pierre Naudin à devenir écrivain. Au début de la Seconde Guerre Mondiale, il a 16 ans. Il quitte alors l’école, le brevet en poche. La période est difficile d’autant que le jeune Pierre vient d’un milieu modeste. Alan Raoul-Naudin souligne : « Sa famille lui a dit : ne te fatigues pas, tu viens d’une famille d’ouvriers, tu seras ouvrier. » C’est mal connaître Pierre Naudin. Il s’accroche. En 1941, après avoir exercé de nombreux petits boulots, il obtint un poste chez Hachette. 

Son premier roman, il le rédige en 1959. « J´étais alors en attente d´une affectation. Pour occuper mon temps libre, j´ai écrit Les Mauvaises Routes », aimait-il à dire. Ce roman a pour cadre le monde du cyclisme d’avant-guerre. L’action se passe à Choisy-le -Roi en 1936. « J´ai fait de la course cycliste et de l´athlétisme, expliquait le romancier. Ma détermination, je la tiens du sport ! » Alain Raoul-Naudin ajoute : « Mon grand-père a pratiqué le cyclisme et la course à pied jusqu’à ses 80 ans. Il a même été sélectionné en 1971 avec l’équipe de France pour participer au championnat du monde de course de fond en Tchécoslovaquie. » 

Cette détermination, Alan Raoul-Naudin en a hérité. Il entend bien faire vivre l’œuvre de son aïeul, notamment à travers une page Facebook. L’amour et la reconnaissance d’un petit-fils à son grand-père.

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