
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
Spectacles, expositions, fêtes communales… Paul Tréhard a eu une idée géniale. Il a créé, avec deux amis, une application très pratique : IntraMuros donne, en un clic, toutes les informations locales. Entretien avec un jeune ingénieux…
Un beau jour, en rentrant chez moi, j’observe les panneaux à l’entrée du village. Je retrouve bien le nom du village ainsi que la signalétique « Commune étoilée ». C’est vrai que nous avons un ciel superbe ! Mais un nouveau panneau a fait son apparition : « Intra Muros ». Je me demande ce que veut dire cette appellation. Le mystère reste entier jusqu’à ce que je rencontre le maire. Il m’explique que c’est une nouvelle application et que je dois absolument la télécharger. Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais j’ai voulu en savoir plus.
Comment est né Intramuros ?
Paul Tréhard : L’histoire de cette plate-forme, c’est d’abord l’idée de 3 amis d’enfance. Il y a 5 ans, François-Xavier, Édouard et moi-même, avions alors moins de 30 ans. Nous sortions d’une école de commerce, sauf Édouard, qui avait fait une école d’ingénieur. En discutant, nous nous sommes rendus compte qu’une application mobile pour les collectivités pourrait faciliter la vie des gens. Près de 95% des Français ont un smartphone. Il y en a forcément dans les petites communes et, s’ils ont des smartphones, c’est qu’ils ne sont pas fâchés à l’idée de les utiliser. Les ruraux se servaient déjà de Facebook, du Bon coin, de Bla Bla Car. Moi, cela me paraissait naturel qu’il y ait un outil digital dédié aux collectivités rurales. Il n’y a rien de génial là-dedans. Mais c’était vraiment une bonne idée. Et surtout personne n’avait pensé à se positionner sur ce créneau.
Combien de temps avez-vous mis à créer l’application ?
Paul Tréhard : Nous avons mis quelques mois à imaginer la première version de l’application. Dès le départ, l’idée était de proposer un outil de communication pour les collectivités. Entre la réflexion et la réalisation, il s’est déjà passé plusieurs mois. Mais, à partir du moment où nous avons commencé à sérieusement travailler dessus, c’est allé assez vite. De mémoire, nous avons créé la plateforme entre septembre 2017 et janvier 2018.
Quel est le coût d’une plateforme comme la vôtre ?
Paul Tréhard : Tout dépend de ce que vous voulez mettre dedans. Vous pouvez faire des voitures à 1 000 € en Inde, vous pouvez aussi produire des Rolls Royce en Angleterre. Ce sera plus cher. Les applications c’est pareil. Vous pouvez bricoler quelque chose sur un coin de table ou chercher une appli robuste, qui ne plante pas.
Et cela a fonctionné immédiatement ?
Paul Tréhard : Ah non, ce ne serait pas drôle autrement. C’est vrai que c’est quand même aller assez vite. Pour faire simple, la toute première commune nous a rejoints après 3 mois d’existence. Il s’agit de Miré dans le Maine-et-Loire. Puisque nous vivions tous les trois à Angers, nous avons d’abord travaillé sur le Maine-et-Loire, la Sarthe et la Mayenne.
Et le Covid est arrivé…
Paul Tréhard : Oui et cela a été une grande opportunité pour nous. En mars 2019, près de 300 communes travaillaient avec nous. En quelques semaines, nous avons engrangé 300 nouvelles mairies. Aujourd’hui près de 4 500 municipalités utilisent notre application avec 400 000 utilisateurs.
Comment le logiciel peut-il s’adapter à un tel afflux ?
Paul Tréhard : Il n’y a pas eu de soucis. Il était déjà adapté à un grand nombre de mairies. Cela étant, il faut évidemment toujours optimiser l’application : plus il y a de trafic, plus il faut accorder du soin au développement et à l’amélioration de l’outil. C’est le travail des développeurs. Nous avons aussi ajouté une assistance pour répondre aux besoins.
Et le prix ?
Paul Tréhard : Tout dépend du nombre d’habitants. Cela va de 5 à 75 euros par mois. Nous avons adapté le prix pour faire en sorte que le ticket d’entrée pour joindre Intramuros ne soit pas dissuasif, même pour les plus petites communes. Mais attention, les élus doivent quand même justifier cette dépense ! Ils craignent de proposer un outil qui ne correspond pas à ce que les administrés demandent. Cependant, peu de communes n’ont pas renouvelé leur contrat. Et, croyez-moi, le bouche à oreille fonctionne bien…
Quel est l’avenir d’intramuros ?
Paul Tréhard : Nous avons convaincu 4 000 communes en 5 ans, c’est un beau résultat. Nous avons donc atteint notre objectif principal : le modèle est rentable. Maintenant, nous sommes arrivés à, entre guillemets, un rythme de croisière. Nous espérons que d’autres communes vont nous rejoindre afin d’améliorer le service et l’outil. Nous travaillons toujours tous les trois et n’avons pas le temps de nous ennuyer. Nous avons passé quand même pas mal de temps à travailler dessus et nous sommes assez fiers de ce que nous avons fait. Nous n’avons pas envie d’arrêter.
Site : intramuros


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