
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
La société nationale d’horticulture de France organise chaque année un concours dédié aux rosiers. Ce prix demeure un gage de qualité pour les jardiniers : les végétaux sont cultivés dans 7 sites en France et jugés à tous les stades de leur développement.
La société nationale d’horticulture de France (SNHF) a remis, le 11 mai dernier, les trophées de la 15e Édition du Grand Prix de la Rose au Château Borely à Marseille.
Et le gagnant est… ‘Reuzest’, une obtention non encore baptisée de Reuter. Ce buisson à grandes fleurs présente des roses d’un jaune très lumineux avec un cœur aux notes orangées. Son feuillage brillant est en parfait accord avec la floraison. Il résiste évidemment aux maladies : c’est l’un des critères essentiels des jurés.
Le premier prix des buisson à grandes fleurs revient à ‘Laure Calamy’. Le rosier aux fleurs d’un beau rouge carmin est doté d’un joli feuillage brillant très résistant aux maladies. Le rosiériste François Félix a mis 8 années pour arriver à ce résultat. Le prix récompense ses efforts.
Il a trouvé une marraine à la hauteur de l’évènement. ‘Laure Calamy’ a été baptisé par l’actrice du même nom à Saint-Jean-le-Blanc, près d’Orléans en octobre 2022. Une ville dont Laure Calamy est originaire. Elle est l’une des révélations de la série française Dix pour cent diffusée sur France 2 et Netflix. Nommée cinq fois aux César, elle obtient celui de la meilleure actrice pour la comédie Antoinette dans les Cévennes en 2022.
Meilland-Richardier remporte, lui, le prix du rosier buisson à fleurs groupées avec ‘Rose du CICR’. Ce buisson de 70 à 80 cm de hauteur a été dédié au Comité International de la Croix Rouge. Il fait merveille aussi bien en bordures, en haies basses, en massifs qu’en bac. Une rose d’exception pour une noble cause ! Pour chaque rosier acheté, un euro est reversé au CICR pour ses projets destinés à faciliter l’approvisionnement en eau potable dans les régions les plus défavorisées du monde.
Très généreuse, la floraison de ce rosier débute dès mai-juin pour ne s’arrêter vraiment qu’à l’arrivée des gelées. Ses roses apparaissent tantôt solitaires, tantôt groupées en bouquets gracieux de 2 à 5 fleurs. Plutôt grandes pour ce type de rosier, ses belles roses rouge intense légèrement velouté, d’abord de forme classique et turbinée, ouvrent ensuite totalement leur quinzaine de pétales. Idéal pour faire de petits bouquets et des chemins de table ! Une bonne oeuvre et une valeur sûre puisque ce rosier a déjà remporté le prix du public à Barcelone en 2018.
Le prix du rosier paysage a été attribué au n°551 WR-901-PAY. Cela reste un nom de travail puisque cette obtention de l’Américain William Radler n’a pas encore été baptisée et n’est pas encore disponible à la vente. Le jury a été séduit par l’abondance de fleurs d’un rose soutenu et par son feuillage homogène tout au long de la saison. Un charme qui devrait lui permettre de décrocher d’autres prix dans les années à venir…
‘Palsy Walsy’ s’impose dans la catégorie des couvre-sols. Les petites fleurs jaune, blanche et rose en forme d’étoile apparaissent par centaines. Leurs couleurs intenses contrastent magnifiquement avec les feuilles olive. Ces roses s’épanouissent tout l’été jusqu’à la fin de l’automne et donnent beaucoup d’éclats au jardin. Création de l’entreprise Viva International, la plante est robuste, rustique et particulièrement résistante à la pluie. Ce petit rosier se cultive en bordures, en massifs comme en potées. Il a déjà été primé à Barcelone et à Nyon l’an dernier. Un prix de plus donc pour ‘Palsy Walsy’.
Le prix du parfum revient à ‘Mademoiselle Maria’. Ses grosses fleurs doubles et rose-violet dégagent, en note de tête, une odeur de citron combinée à celles de la pomme verte et de l’herbe fraîchement coupée.
La note de coeur comporte des accords épicés. Le rosier remontant, obtention de l’allemand Kordes, possède en note de fond un parfum boisé qui rappelle le bois de cèdre à laquelle s’ajoutent, à pleine maturité, deux fragrances : celles des épices et du patchouli. A sentir le matin et le soir puisque ce sont à ces deux moments de la journée que le rosier est le plus odorifère.

Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.

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