
Le kabu, le navet japonais
Doux, rapide à cultiver et peu connu en France, le kabu séduit par sa chair tendre et sa culture facile. Un petit navet venu du Japon à découvrir au potager.
L’opération « Tous au compost » se tient, cette année, du 25 mars au 9 avril. Cette 10e édition est l’occasion de faire le point sur les bonnes pratiques en matière de compostage.
En une dizaine d’années, le compostage est devenu une pratique de plus en plus courante. L’image du tas de fumier au milieu de la cour des fermes a fait ses beaux jours. Désormais, le recyglage des déchets s’impose y compris en ville. C’est en milieu urbain que le compostage est le plus facile. C’est ce que démontrait Jean-Jacques Fasquel lors de la formation de « guide composteur » que j’ai suivie il y a quelques années.
Pourquoi le compost collectif est-il plus facile à mettre en œuvre ? Cela tient surtout à la masse de déchets. Plus celle-ci est importante, plus la température du compost s’élève. Cette chaleur accélère la décomposition des matières végétales et donc la transformation en terreau. Jean-Jacques Fasquel le démontrait très bien en plaçant une bouteille plastique dans le compost. La température de l’eau montait jusqu’à 50°C.
Et en individuel ?
Faire un bon compost s’avère plus compliqué pour une famille. La masse de déchets ménagers (un bon tiers de nos poubelles quand même) s’avère moindre. Pas de panique ! La recette d’un bon compost ne présente guère de difficultés. Les épluchures, fanes, marc de café… rejoignent le bac dans un premier temps. Ce sont les déchets dits verts car ils sont humides. L’inconvénient, c’est qu’ils peuvent faire moisir et pourrir le compost. Pour bien équilibrer ce dernier, il faut rajouter des déchets dits bruns, c’est à dire secs. Herbes sèches, feuilles mortes (sauf celles de noyer comme nous l’indiquions dans cet article), brindilles de bois viennent absorber l’excès d’humidité. Le bon rapport ? Deux tiers de déchets verts et un tiers de bruns !
L’installation doit donc comprendre le bac à compost en lui même et un bac à déchets secs, c’est plus pratique ! A chaque fois que l’on dépose des restes de cuisine, il faut donc rajouter de la matière brune et mélanger le tout. Quand le bac à compost atteint la mi hauteur, pensez à le vider et à le retourner pour plus d’efficacité. Un arrosage régulier peut d’ailleurs se révéler indispensable en été.
Quelques ingrédients à écarter :
Viandes et poissons car ils attirent les rongeurs, renards, frelons…
Les pelures d’agrumes. Elles sont trop acides.
Les coquilles d’œufs. Le calcaire met très longtemps à se décomposer.
Et bien sûr les plastiques même ceux qui sont signalés comme biodégradables. A lire ici !
En appliquant ces quelques règles, vous obtiendrez facilement un terreau pour nourrir vos plantes tout en allégeant vos poubelles ! Que demander de plus ?

Doux, rapide à cultiver et peu connu en France, le kabu séduit par sa chair tendre et sa culture facile. Un petit navet venu du Japon à découvrir au potager.

Oliviers, vignes bretonnes, chênes verts… Le réchauffement climatique modifie déjà la palette végétale française, sans transformer pour autant le nord en Provence.

Long et croquant, le daikon s’invite dans les potagers français. Plus doux que le radis rose, ce légume japonais supporte les semis de fin d’été et offre de belles récoltes automnales.
1 réflexion sur “La recette d’un bon compost”
Merci pour ces bons conseils !!!
Au plaisir d’autres lectures !!