
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
Dans l’hémisphère nord, les pins et sapins ornent les foyers pour les fêtes de fin d’année. Ont-ils autant de succès au sud des Tropiques ? Pas vraiment, mais il y a de magnifiques arbres en fleurs à Noël. C’est parti pour un tour du monde…
Un sapin ou rien ! Chaque année en Europe, près de 50 millions de sapins naturels sont coupés pour les fêtes de fin d’année. L’épicéa (Picea abies) reste le conifère le plus répandu. Cependant les Français lui préfèrent le Nordmann (Abies nordmanniana). Il garde ses épines mais parfume moins. En Amérique du Nord, les Canadiens utilisent le sapin baumier (Abies balsamea) ou le sapin de Fraser (Abies fraseri). Les Américains ont ajouté à cette liste le pin de Norfolk (Araucaria heterophylla). Fake news, pourrait-on dire, puisqu’il n’appartient pas à la famille des Pinus. Selon l’Association américaine des sapins de noël, il se vend 30 millions de sapins naturels par an aux États-Unis. Quant à la Russie, la tradition du sapin, abolie un temps, a fait son retour et s’applique désormais à l’ensemble du pays y compris dans les contrées de confession musulmane. C’est devenu la fête des enfants !
Le sapin de Noël se diversifie dans les Tropiques. Les sapins et autres épicéas, habitués aux froids, n’y sont pas disponibles. Reste bien entendu les sapins artificiels. Néanmoins certains pays ont trouvé des substituts. Comme arbre de Noël, les Sud-Américains se servent du pin de Monterey (Pinus radiata). Les Sud-Africains ont, eux, notamment opté pour le cyprès de Lambert (Cupressus macrocarpa) et le cryptoméria du Japon (Cryptomeria japonica), appelé aussi cèdre du Japon. En Australie, on retrouve le pin de Norfolk comme aux États-Unis.
Dans l’hémisphère sud, fin décembre, c’est aussi le début de l’été. Et certains arbres de Noël fleurissent dans les jardins, tout simplement. Ainsi les Australiens disposent de leur propre arbre de Noël : l’Australian Christmas Tree ou Nuytsia floribunda. Cet arbre se distingue par ses fleurs d’un jaune brillant qui s’épanouissent autour de Noël. Il peut atteindre 10 mètres de hauteur. Voisins des Australiens, les Néozélandais ont adopté le New Zealand Christmas Tree (Meterosideros excelsa), un arbre feuillu au port arrondi qui se couvre de fleurs plumeuses rouges pour les fêtes. Les Fidjiens ont eux aussi leur arbre de Noël. Il s’agit du flamboyant (Delonix regia), ou Flame Tree, reconnaissable à ses fleurs rouges et son feuillage plumeux.
L’Asie célèbre moins Noël à quelques exceptions près. Citons Singapour, le Vietnam, les Philippines… Dans ce pays, l’arbre de Noël est une tradition bien implantée malgré l’impossibilité de trouver un sapin. Les Philippins ont donc pris l’habitude de créer des sapins avec tous les matériaux de récupération possibles et imaginables… Mais le vrai symbole de Noël en Asie du sud reste le palmier de Noël (Adonidia merrillii). Avec son tronc trapu et ses frondes assez courtes, il ressemble à un palmier… et il se pare de fruits rouges à Noël.
Qu’importe l’arbre, pourvu qu’on ait la magie de Noël !

Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.

Créer une forêt-jardin ne s’improvise pas. Distances de plantation, organisation et étapes : les bases concrètes pour bien démarrer sans se tromper.

Une forêt-jardin ne s’improvise pas. Elle repose sur une organisation en strates où chaque plante trouve sa place et joue un rôle dans un écosystème comestible inspiré de la nature.