
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
Nombre de jardiniers s’inquiètent. Pourront-ils arroser potagers, parterres et pelouses. Quelques éléments de réponse…
Les reportages sur les premières restrictions d’eau se multiplient. Le ton est souvent alarmiste. Qu’en est-il des faits ? Côté nappe phréatique, selon le BRGM, le bilan est sans appel : l’hiver 2022-2023 a été marqué par un fort déficit de pluies. Les précipitations de décembre, janvier et février sont restées insuffisantes pour combler le déficit hydrique enregistré l’été dernier. En conséquence, à la fin de l’hiver, la plupart des nappes affichait des niveaux sous les normales.
Néanmoins, au début du printemps, le cumul de précipitations a été excédentaire sur une grande partie du territoire, notamment sur la façade Atlantique. Les nappes de Bretagne, de Vendée, d’Aquitaine et d’une partie du Massif central ont retrouvé un niveau normal. Les pluies de mars et d’avril ont aussi permis aux nappes phréatiques de se recharger en Picardie, Champagne, Touraine et Bassin parisien. Les nappes de Rhône-Alpes, elles, n’ont pas bénéficié de ces précipitations. Le Roussillon, la Provence et la Côte d’Azur enregistrent des niveaux historiquement bas. On atteint les records de 2022 et de 1959.
La situation sera maintenant difficile à redresser dans les régions déficitaires : les végétaux captent désormais une bonne partie des pluies et le faible enneigement des massifs ne devrait pas être d’un grand secours. Seul un mois de mai avec des précipitations excédentaires pourrait permettre d’aborder la période estivale de façon plus sereine.
Le niveau des nappes va donc désormais dépendre de deux facteurs : les températures et la pluviométrie. Pour Météo France, le scénario le plus probable (50 %) reste celui d’un début d’été, juin et juillet, chaud, notamment dans le Sud. En revanche, les calculateurs de Météo France ne savent absolument pas si ces deux mois seront secs ou marqués par de nombreux orages. Pour les jardiniers, ce serait là deux saisons estivales bien différentes… Dans le premier cas, les interdictions d’arrosage vont se multiplier. Dans le second, le mildiou se développera très rapidement.

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