
David Boutonnet, le gardien des âmes
Depuis plus de vingt ans, David Boutonnet veille sur le cimetière de Choisy-le-Roi et accompagne les familles, tout en observant l’évolution des rites funéraires.
Chaque année, le festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire émerveille. Chantal Colleu-Dumont, la directrice du domaine, réussit le tour de force de transporter 500 000 visiteurs dans un univers parallèle le temps d’une journée. Elle a décidé, pour cette édition 2024, de nous ramener au source de la vie. Et à raison ! Les artistes, paysagistes, designers invités à participer au festival ont donc donné leur version de la vie au jardin. Avec parfois des visions décalées… Malgré une météo peu clémente au printemps, le visiteur va de surprise en surprise. La Tête dans les Pâquerettes vous livre son choix. Rien de très original semble-t-il puisque le jury a primé ces jardins.
L’hiver en plein été ! Avec un peu de sable blanc et des petits pins, Annick Lavallée-Benny, Hanna Reidmar et Etienne René-Constant nous ramène en pleine saison hivernale. Le temps du repos… avant le réveil du printemps et l’explosion de la vie. La structure pourrait paraître minéral – et de fait elle l’est -, mais le visiteur oublie rapidement le sable pour ne voir que la neige qui recouvre le paysage. La variété de pins et de sapins, tous nains, rajoutent à l’effet nordique de ce Théâtre. Incontestablement, une réussite !
Décidément c’est le grand nord qui attire le plus l’œil cette année durant la visite du festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire. Créé par Michal Bucko, paysagiste, et l’artiste Raphaële de Broissia, le Jardin du paradoxe revient sur la végétation de la toundra et de la zone boréale. Durant quelques semaines, la vie recouvre le sol. Le reste de l’année, la terre reste gelée. C’est le pergélisol, également désigné sous le terme anglais de permafrost, Une zone de la planète aujourd’hui menacée par le réchauffement climatique. La fonte du pergélisol libère en effet de l’ammoniac, un gaz puissant à effet de serre. Côté esthétique, la flore boréale tranche nettement sur la végétation estivale. L’ensemble est plaisant à voir et donne à réfléchir. Que demander de plus ?
A première vue, le Jardin des murmures semblent déroutant avec ces grandes structures horizontales… en béton ! Mais David Simonson et Thibault Rouet ont su transcender une matière peu glamour avec une végétation multiple : arbres et succulentes principalement. Les deux paysagistes entendaient illustrer le thème de l’urbanisation et de la végétalisation urbaine. La ville doit devenir, selon eux, une source de vie. Si l’intention est difficile à deviner sans le panneau explicatif à l’entrée du jardin, cet espace vert demeure néanmoins un succès tant en matière visuelle que végétale !
Cet espace, conçu par Baptiste Miremont, Murielle Baticle et Orlando Clarke, est particulièrement émouvant à défaut d’être joyeux. La polémoflore est la végétation spontanée qui pousse après une bataille ou à la suite du passage d’une armée. Depuis un belvédère en bois, le visiteur surplombe une faille profonde et désormais luxuriante, un jardin. Arbres, arbustes, annuelles, yukas et vivaces se côtoient… Là où venait la mort, la vie reprend ses droits. On pense bien sûr à l’Ukraine, mais aussi à Verdun… Sans doute une des plus belles illustrations du thème 2024, le jardin source de vie, du festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire 2024.

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