
David Boutonnet, le gardien des âmes
Depuis plus de vingt ans, David Boutonnet veille sur le cimetière de Choisy-le-Roi et accompagne les familles, tout en observant l’évolution des rites funéraires.
Il est des jardins qui traversent le temps. Le jardin botanique du Val Rahmeh, niché à l’extrême sud-est de la France, aux portes de l’Italie, est de ceux-là. En 150 ans d’histoire, ce domaine a connu quatre grandes époques, chacune marquée par un propriétaire visionnaire qui, à sa manière, a laissé une empreinte indélébile sur ce bout de terre.
D’abord mas provençal, ancré dans l’économie florissante du citron à Menton, Val Rahmeh fut le reflet d’un âge où l’or ne se mesurait pas en lingots mais en fruits gorgés de soleil. Puis vinrent les premiers bouleversements, lorsque les grandes familles locales cédèrent la place aux riches étrangers en quête d’exotisme. L’ère britannique s’ouvrit sous la houlette du général Radcliffe, qui transforma la ferme en une élégante villa, amorçant ainsi le passage d’une exploitation agricole à une demeure de plaisance.
Mais c’est sous la main de Miss May Sherwood Campbell que Val Rahmeh connut sa véritable naissance botanique. Cette chanteuse d’opéra, devenue botaniste passionnée, insuffla au jardin une audace nouvelle : elle fit venir des plantes du monde entier, donnant à Val Rahmeh ses premières notes tropicales. Loin des citronniers disciplinés, la luxuriance s’imposa.
Enfin, au tournant du XXe siècle, Val Rahmeh cessa d’être un domaine privé pour devenir un jardin botanique scientifique, préservé et enrichi par le Muséum national d’Histoire naturelle. Aujourd’hui encore, ce lieu abrite des espèces rares et fascinantes, héritage des ambitions de ses anciens propriétaires.
À travers quatre articles, nous vous proposons de remonter le temps et de redécouvrir l’histoire de ce lieu hors du commun, de son passé agricole à son présent botanique.

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