
Plantes spontanées : que garder ou maîtriser au jardin
En mai, les plantes spontanées explosent au jardin. Lesquelles garder, maîtriser ou supprimer ? Nos repères pour agir sans perdre l’équilibre naturaliste.
Météo France vient de sortir ses prévisions pour l’été. Tout le monde redoute une nouvelle grande sécheresse. Rien n’est pas encore certain selon l’institut météorologique mais il faut se préparer au pire.
L’été météorologique a à peine débuté que les jardiniers guettent déjà la quantité des réserves d’eau. Chacun s’attend déjà à des interdictions d’arrosage partielles ou totales. Au 31 mai, 24 départements étaient déjà touchés par des restrictions de l’usage. Aude, Bouches-du-Rhône, Dordogne et Gard ont même été placé en crise. Plus aucun arrosage n’y est autorisé.
Les pluies de mars et d’avril ont certes apporté un peu de répit dans le nord de la France. La situation s’est améliorée en Bretagne, Normandie et dans le Grand-Est. Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) estimait cependant au 1er mai que la situation restait préoccupante sur une grande partie du pays.
Le mois de mai a réduit les espoirs d’une réelle amélioration à néant. L’anticyclone basé sur les îles Britanniques a asséché le nord de la France d’autant que le vent du nord-est a joué un rôle de sèche-cheveux. Paris a même enregistré un record de 74 jours sans pluie. Dans le Sud à l’inverse, les pluies ont été torrentielles mais une telle quantité d’eau n’a pas pu être absorbée. Près de 70 % des nappes de l’Hexagone restent à des niveaux bas à très bas.
Selon le ministère de la Transition écologique : « 2000 communes sont en situation fragile » et 26 départements sont « en risque très probable de sécheresse » d’ici à la fin de l’été. Les territoires les plus concernés sont ceux autour de la Méditerranée, ainsi que le Bassin parisien et la vallée du Rhône.
Météo France confirme les estimations de ces calculateurs déjà établis le mois dernier (à lire ici). Selon l’institut météorologique, le scénario le plus probable est un été aux températures plus élevées que la normale. À l’inverse, le scénario « plus froid que la normale » n’a, selon Météo France, que très peu de chances de se concrétiser cet été (20 %).
Si les épisodes orageux sont attendus en plus grand nombre d’après des prévisionnistes, les météorologues n’ont pas pu déterminer de projections précises pour les précipitations. « Aucun scénario n’est privilégié sur la France, ni sur l’Europe », indique le document publié par Météo France. Avec des nappes à sec, un été chaud et sec serait une catastrophe pour les agriculteurs comme pour les jardiniers.

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