
Planter avant les saints de glace : risque ou bonne idée ?
Faut-il attendre les saints de glace pour planter ? Entre traditions, climat et réalités du terrain, le calendrier du gel est plus complexe qu’il n’y paraît.
La rénovation et l’aménagement au château de Suscinio, à Sarzeau (Morbihan), viennent de s’achever. L’ensemble des travaux aura coûté plus de 10 millions d’euros. Cela valait le coup : la résidence des ducs de Bretagne a retrouvé son lustre.
Le sens du décor et du décorum ne date pas d’hier. Bien des princes s’en sont servis pour affirmer leur puissance. Dans cette catégorie de châteaux, il faudrait bien évidemment citer Versailles, créé pour domestiquer la noblesse française. Autre exemple : François Ier a bâti, au milieu d’un marais inhabitable, le château de Chambord pour impressionner l’empereur Charles Quint. Plus récent, le château du Haut-Kœnigsbourg a vocation à affirmer les prétentions de l’Allemagne sur l’Alsace. Le château de Suscinio (sans-souci en breton) fait partie de ces rares édifices à symboliser le pouvoir.
Malgré ses courtines, chemin de ronde, pont-levis, meurtrières, mâchicoulis… la forteresse médiévale n’a guère d’utilité militaire : le château ne défend rien !
Construit vers 1218, le manoir est agrandi avec le temps pour devenir le palais ducal du XVe siècle. Et le logement est confortable : il comprends toutes les commodités de l’époque, dont plusieurs toilettes, chambres à coucher, passe-plats et étuves…
Suscinio est surtout le siège du pouvoir ducal. Il a accueilli le parlement de Bretagne à plusieurs reprises. Il fait aussi office de centre de dépôt des archives et du trésor ducal.
À la fin du XVe siècle, pour des raisons économiques et politiques, les ducs de Bretagne délaissent le domaine de Suscinio, au profit de Vannes puis de Nantes. Le château va alors tomber lentement en ruine jusqu’en 1965, date à laquelle il est racheté par le département du Morbihan.
La restauration est aujourd’hui quasiment achevée, même si les fouilles se poursuivent. Suscinio a retrouvé tout son lustre d’antan. La scénographie mise en place par la société Kleber-Rossillon, qui administre le château, nous replonge dans les dernières années de l’indépendance de la Bretagne.
Autour de l’année 1485, alors que la duchesse Isabeau d’Ecosse occupe Suscinio, les pourparlers autour du mariage d’Anne de Bretagne vont bon train. « On a rajouté du mobilier, acheté des objets du XVe siècle, on a recréé la salle des capitaines, la salle des banquets, la salle de la duchesse, et la salle des arbalètes », indique Christophe Bidal, le directeur du château.
Suscinio ne séduira pas uniquement les amateurs d’histoire. Le château propose des animations pour toute la famille : initiation à l’arbalète, promenade en barque, siestes contées, découverte de la légende de la Table Ronde… sans parler des 65 ha d’espaces naturels préservés qui s’étendent entre mer et terre ! De quoi passer un agréable moment !

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