
David Boutonnet, le gardien des âmes
Depuis plus de vingt ans, David Boutonnet veille sur le cimetière de Choisy-le-Roi et accompagne les familles, tout en observant l’évolution des rites funéraires.
Côté joie, les jardiniers apprécieront le spectacle des floraisons du jardin. Les cerisiers d’ornement s’épanouissent déjà. La fête japonaise du printemps ou littéralement « l’admiration des fleurs » débute tôt cette année. La date du Hanami, est fixée au 20 mars à Tokyo. L’an dernier, elle avait même débuter le 14 mars. Chaque année, l’éclosion de cinq bourgeons du sakura (cerisier ornemental japonais) de référence annonce le début des festivités. Une tradition très importante dans l’archipel nippon puisqu’il correspond au début de l’année scolaire.
Le parc de Sceaux, en région parisienne, va célébrer la floraison des cerisiers du 30 mars au 28 avril. Le parc oriental de Maulévrier, le plus grand jardin japonais d’Europe, organise même des pique-niques sous les cerisiers, du 15 mars au 2 avril. Le cerisier devient la grande vedette du mois de mars même si d’autres plantes apportent une touche de couleur au jardin en cette période. Citons les narcisses, jonquilles, forsythias, mimosas, magnolias… Les camélias fleurissent également depuis quelques jours.
Le paysage reste bien hivernal. Mais, ça et là, les bourgeons éclosent, les feuilles se déplient, les frondes se déroulent. Le feuillage demeure la star de l’automne. Et pourtant… Les jeunes pousses printanières nous offrent une palette de couleurs brillantes, inattendues, changeantes au fil des jours. Vertes ou jaunes, voire violettes, certaines sont même très décoratives. Bouleaux, rosiers, corètes du Japon… certaines feuilles sont déjà présentes. D’autres, lilas, poiriers ou cormiers par exemple, ne devraient pas tarder au vu de la grosseur des bourgeons.
La faune ne s’y trompe pas. Après un hiver doux, les premiers jours de mars ont sonné le réveil des insectes. Les abeilles butinent des fleurs de saules marsault. Elles ne sont pas les seules. Les bourdons viennent, eux aussi, profitent de cet arbre riche en pollen. Les amphibiens rejoignent les mares. La nature s’éveille donc. Reste de petits malheurs : les chenilles processionnaires du pin quittent les nids où elles ont passé l’hiver. Elles s’enfouissent ensuite à quelques centimètres sous terre pour faire leur cocon et se transformer en papillon. Selon les spécialistes, l’année 2024 pourrait constituer un pic de développement pour ces insectes urticants. Ce phénomène naturel s’observe chez de nombreuses espèces d’insectes, en règle générale tous les neuf ans.
Autres indésirables à ressortir de leur cachette : les frelons asiatiques. Les premières reines ont été repérées en Ile-de-France. Pour l’instant, les abeilles ne risquent rien. Les fondatrices cherchent surtout un endroit pour nidifier. Comme à chaque printemps, les apiculteurs et les municipalités appellent au piégeage des fondatrices. Pour les jardiniers, le retour des beaux jours signent également le début du désherbage. Mais le plaisir de pouvoir revenir au jardin vaut bien quelques désagréments !

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