
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
L’été, on pense aux tomates, à la sieste sous les arbres, aux moustiques… mais rarement à ce qui se passe au fond du composteur. Et pourtant. Là aussi, ça chauffe. Littéralement.
Sous l’effet des fortes chaleurs, le tas monte en température, la matière s’assèche, les petites bêtes désertent. Bref, la vie du compost se met en pause. On croit que tout se dégrade doucement, mais en réalité, tout ralentit, voire s’arrête.
Faut-il donc arroser ? En un mot : oui, si l’on souhaite conserver une activité continue. Mais la réponse mérite quelques nuances.
Un compost efficace reste un peu humide, souple au toucher, jamais détrempé ni poussiéreux. Un simple test suffit : en pressant une poignée, quelques gouttes doivent perler. Rien du tout ? C’est trop sec. Si cela coule, c’est trop mouillé. Entre les deux, l’équilibre est bon.
Or en été, le compost sèche vite, surtout s’il est exposé au soleil et laissé à nu. L’eau s’évapore, les micro-organismes lèvent le camp, les lombrics migrent vers le fond. Et pourtant, paradoxalement, c’est aussi la saison où l’on y jette le plus de déchets frais : épluchures de légumes, fanes, trognons, restes de melon ou de pastèque… Toute cette matière verte, riche en eau, contribue à réhumidifier le tas.
Cela suffit-il ? Pas toujours. Tout dépend de l’exposition du composteur, de la fréquence des apports et du brassage. Car sans mélange, la matière verte s’accumule en surface et laisse les couches inférieures complètement desséchées.
Quand le compost devient friable, inerte, qu’il ne dégage plus ni chaleur ni odeur d’humus, mieux vaut agir. Il est alors conseillé d’humidifier le compost par couches, avec de l’eau de pluie ou de récupération (eau de rinçage, infusion refroidie, etc.), en brassant à chaque ajout pour favoriser la répartition des déchets bruns et verts.
En complément, une simple protection contre le soleil — bâche, planche, couche de feuilles ou de broyat — permet de limiter l’évaporation. Un compost bien aéré, bien équilibré, garde mieux son humidité.
Attention toutefois à l’excès d’eau. Trop arroser, c’est priver les micro-organismes d’oxygène. On bascule alors dans une fermentation anaérobie, malodorante, contre-productive. Le compost doit rester vivant, c’est-à-dire humide et aéré.
La majorité des jardiniers n’arrosent pas leur compost, et cela ne pose pas de problème majeur. Que se passe-t-il dans ce cas ?
– Le compost ralentit, voire s’interrompt.
– Certaines couches deviennent sèches et inertes, surtout au centre.
– La décomposition reprendra plus tard, à l’automne, avec le retour de l’humidité.
On parle alors de compost « à froid » : moins rapide, moins homogène, mais tout aussi valable. Il suffit d’accepter un rythme plus lent. Ne rien faire peut donc être un choix raisonné, à condition de le faire en connaissance de cause.

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