
Offrez un toit aux hirondelles
Chaque printemps, les hirondelles reviennent nicher sous les toitures. Installer un nid artificiel permet de leur offrir un abri et d’accueillir ces précieuses chasseuses de
Photinus signaticollis a été repérée pour la première fois en France en 2020, dans un jardin des Pyrénées-Orientales. Depuis, cette luciole sud-américaine progresse discrètement mais sûrement, semant ses éclats de lumière dans la pénombre estivale. Belle, intrigante, mais potentiellement envahissante…
À première vue, Photinus signaticollis ressemble à nos lucioles autochtones : un corps allongé, des élytres brun clair, une lueur jaune intermittente. Mais en y regardant de plus près, elle affiche deux petites taches roses sur le corselet qui encadrent un carré noir. Et surtout, chez elle, mâles et femelles volent et émettent de la lumière — ce qui n’est pas le cas chez toutes les espèces.
Son origine est maintenant bien établie : Argentine et Uruguay. Introduite accidentellement en Europe, probablement via des importations végétales, elle a d’abord été observée en Catalogne en 2016. Depuis, elle a franchi, en 2020, les Pyrénées par le col de Perthus et s’est installée dans une vingtaine de communes du Roussillon.
Le rythme de progression de cette luciole est rapide : 10 kilomètres par an environ. Son expansion suit des couloirs écologiques propices : jardins arrosés, prairies humides, champs de maïs… Son appétence pour les milieux bien arrosés la distingue des lucioles méditerranéennes habituées aux milieux secs. Le Sud-Ouest lui offre un terrain d’accueil confortable.
Les entomologistes, appuyés par des programmes de sciences participatives, suivent cette avancée grâce aux signalements du public. Une carte actualisée est en ligne sur le site de l’Observatoire des vers luisants et des lucioles. Mais la dispersion pourrait déjà dépasser les points recensés.
C'est un animal qui se déplace très vite. Maintenant les lucioles sont dans tout le sud-est du département des Pyrénées-Orientales, de Banyuls jusqu'à Céret et au sud de Perpignan.
Marcel Koken, chercheur au CNRS et spécialiste de la bioluminescence
Faut-il s’émouvoir de l’arrivée de ce nouvel insecte ? Si la luciole émerveille toujours les noctambules, son comportement alimentaire suscite une vigilance croissante. Contrairement aux espèces locales qui se nourrissent de limaces ou d’escargots, Photinus signaticollis semble se spécialiser dans les vers de terre. Une pression écologique supplémentaire sur ces précieux alliés du sol, déjà fragilisés par l’agriculture intensive et les invasions d’autres prédateurs (notamment les plathelminthes).
D’autres incertitudes planent : cette espèce pourrait-elle entrer en compétition avec les lucioles locales ? S’hybrider ? Modifier les équilibres déjà précaires de nos nuits d’été ?
Pour l’heure, Photinus signaticollis n’est recensée qu’en région Occitanie. Mais l’histoire des espèces introduites nous rappelle que les colonisations peuvent prendre de l’ampleur en quelques décennies. Le meilleur moyen d’agir est de mieux connaître cette nouvelle venue.
L’Observatoire invite donc jardiniers, promeneurs et amoureux de la nature à signaler toute observation. Les lucioles adultes sont visibles en vol de mi-mai à début novembre, surtout en début de nuit, environ 30 minutes après le coucher du soleil. Leurs flashs sont brefs et désordonnés, comme de petits signaux d’alerte dans la pénombre.

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