
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
Tous les 2 ans, le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS) organise une université. Ce temps fort de rencontre et d’échange avait lieu, cette année, les 14 et 15 septembre à Paris. L’occasion de dévoiler le Manifeste pour la défense du patrimoine végétal vivant.
D’emblée, Françoise Lenoble-Pradine, présidente d’honneur du CCVS, a évacué le débat sur la distinction entre plantes locales et exotiques. Elle a notamment rappelé que certaines de ces dernières étaient en voie d’extinction dans la nature.
Les conférenciers, dont Francis Hallé, Pierre-André Loizeau ou encore Marc-André Sélosse, ont donc fait un grand tour d’horizon des problèmes qui se posent aujourd’hui en matière de protection et de conservation des végétaux. Jacques Soignon, le président du CCVS, a également invité des conférenciers venus du Royaume-Uni, de Belgique, d’Italie ou d’Allemagne. Ils ont présenté les solutions mis en œuvre dans leur pays.
Comme le soulignent Emma Crawforth et Lucy Pitman de Plant Heritage, les collectionneurs sont souvent âgés et la transmission des collections végétales s’avère parfois compliquée. Il ne faut que peu de temps pour faire disparaître des végétaux patiemment accumulés pendant des années. Pour pallier à ce problème, Plant Heritage divise les collections entre plusieurs jardins. Le CCVS entend s’inspirer des initiatives étrangères mais aussi de fédérer les organismes de protection des végétaux au niveau européen. Par ailleurs, Chantal Colleu-Dumond, directrice du Domaine de Chaumont-sur-Loire, a souligné l’aide que l’Etat pouvait apporter en matière de conservation, notamment lors de la transmission des collections. Un ensemble de piste de travail a donc bel et bien émergé de ces journées de réflexion.
L’université s’est achevée par la signature d’un manifeste appelé à devenir un texte fondateur, il faut l’espérer. Le CCVS souhaite en faire un label national et européen. « Il s’agit de réunir nos efforts pour mieux connaître et mieux reconnaitre les plantes sauvages et cultivées, botaniques et horticoles, et les conditions de leur conservation. » Vous pouvez signer ce manifeste en cliquant ici.

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