
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
Couper un arbre reste toujours une opération douloureuse. Parfois pourtant, le tronçonner reste la seule possibilité comme ici ce cèdre.
Ah ce qu’il est beau ce cèdre ! Il se voit à plusieurs kilomètres à la ronde. C’est un vrai repère pour la maison. Il pourrait continuer à se développer en majesté pendant plusieurs siècles. Mais ce ne sera pas le cas. Comme chaque année ou presque, l’agent d’EDF est venu me signifier les travaux qu’il avait l’intention de faire chez moi. Et pour cause, j’ai une ligne électrique qui traverse le terrain. Les trois poteaux en béton n’ont évidemment aucun charme mais ils sont indispensables pour électrifier la maison. Il faut dégager les branches qui risqueraient de toucher les fils. Et les élagueurs d’EDF n’y vont pas de main morte. En général, Ils taillent les arbres à la va-vite ! Et ils partent en laissant derrière eux un amas de déchets verts. Toujours très agréable…
Le problème, c’est que les anciens propriétaires avaient développé une véritable phobie des poteaux électriques. Ils ont fait de leur mieux pour les dissimuler avec des végétaux. Au fond, du jardin, le châtaignier est donc régulièrement ratiboisé. Adieu les châtaignes ! Au milieu du terrain, un chêne a été installé au pied du second poteau. J’ai trouvé la solution avant que les élagueurs du fournisseur d’énergie n’interviennent. J’ai transformé le chêne en trogne puisqu’il est encore jeune. Trois ans après cette coupe sévère, l’arbre a bien repris. Il continue à dissimuler le poteau et restera facile à entretenir.
Près de la maison, les anciens propriétaires ont planté, toujours pour dissimuler les fils électriques, un lilas et un albizia. Dans ces deux cas, c’est plutôt une réussite. En revanche, la situation devient plus complexe avec le noisetier et surtout le cèdre. Ils sont installés de part et d’autre de la ligne. Les branches sont donc régulièrement coupées. Il ne devrait pas être trop difficile de redonner une forme au noisetier qui nous abrite du soleil tout l’été. Avec le cèdre, la cause semble perdue. Toutes les branches ont été tronçonnées du même côté, ce qui déséquilibre complètement sa silhouette. Vu de près, le cèdre perd de sa superbe et fait plutôt épouvantail. Il se situe, de plus, tout près d’une grange, à moins de 3 mètres. Déséquilibré, le cèdre pourrait tomber lors d’un gros coup de vent, les dégâts seraient alors considérables. J’ai fini par me résoudre à l’abattre. Il me faut un devis d’un professionnel agréé par EDF puisque l’élagueur devra travailler à moins d’un mètre de la ligne. Le courant devra d’ailleurs être coupé pour l’occasion. Les frais risquent d’être élevés et j’entends bien demander à la compagnie d’électricité de partager la facture. L’espoir fait vivre…

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Créer une forêt-jardin ne s’improvise pas. Distances de plantation, organisation et étapes : les bases concrètes pour bien démarrer sans se tromper.

Une forêt-jardin ne s’improvise pas. Elle repose sur une organisation en strates où chaque plante trouve sa place et joue un rôle dans un écosystème comestible inspiré de la nature.