
David Boutonnet, le gardien des âmes
Depuis plus de vingt ans, David Boutonnet veille sur le cimetière de Choisy-le-Roi et accompagne les familles, tout en observant l’évolution des rites funéraires.
Entre les entraînements, les matchs, ses cours et son engagement à la fédération, Pascale Jeannin ne cesse de courir pour promouvoir l’esprit d’équipe.
Professeur d’université et membre de la fédération française de handball, Pascale Jeannin a reçu l’insigne de chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur à Créteil le 10 juin. Une belle reconnaissance du travail accompli. Elle sourit : « J’étais entourée de ma famille et de mes amis, c’est forcément un moment agréable. Cela dit, j’ai un petit peu de difficultés avec ce genre de cérémonie. Je ne suis pas une scientifique qui a inventé un vaccin par exemple ». Mais la sportive de 53 ans admet volontiers que le mode de vie des Français et des jeunes gens en particulier a beaucoup changé. « Pour moi, le sport est un véritable support éducatif, il permet de transmettre des valeurs, de comprendre l’utilité de la règle, de donner le sens du collectif. »
Poussée par ses parents, elle pratique une activité sportive depuis son enfance. La natation, le judo, le football, la gymnastique, le kayak… elle s’est essayée à de nombreuses disciplines avant de se spécialiser dans le handball. Elle explique : « J’ai rencontré une formidable professeur d’éducation physique et sportive qui m’a fait essayer le handball. Elle jouait aussi en première division à Besançon, qui était le club phare à l’époque. » Pascale Jeannin décide également de devenir à son tour professeur d’EPS.
Elle participe, entre autres, à la rédaction d’une Charte du sport scolaire : « J’enseignais à Choisy-le-Roi et avec l’équipe pédagogique du collège Henri Matisse, nous avons décidé de bâtir un projet sur ce thème. Cela date un peu, c’était en 1998. Il s’agissait d’expliquer l’intérêt de la règle et du sens de cette dernière, pour une éthique commune à tous. Pour ce projet, je me suis servie de différents sports, notamment du foot, pour travailler sur la règle, et faire comprendre à mes élèves qu’elle permet de jouer ensemble. Les élèves ont pu ainsi comprendre que les lois de la société sont faites, construites de la même manière et que cela nous permet de vivre ensemble, en ayant des droits, mais des devoirs aussi. » Un travail couronné de succès puisque les collégiens ont pu lire cette charte du fair-play lors de l’ouverture de la Coupe du monde de 1998 au Stade de France. Un grand événement !
Pour moi, le sport est un véritable support éducatif, il permet de transmettre des valeurs, de faire comprendre les règles, de donner le sens du collectif. Le sport éducatif : c’est le cœur de mon métier et le moteur de mon engagement bénévole.
Pascale Jeannin
En 30 ans d’enseignement, Pascale Jeannin note des évolutions significatives dans la pratique de l’activité physique à l’école. Pour elle, les élèves sont en moyenne moins sportifs. Il suffit pourtant de peu de choses pour les intéresser en axant les contenus sur des pratiques attrayantes et ludiques, quitte parfois à s’écarter un peu des pratiques fédérales. L’idée est que les jeunes s’engagent dans la pratique physique, un levier intéressant d’éducation. Elle reconnaît également que la pratique sportive se démocratise : « Nous développons des pratiques, qui permettent à chacun de pouvoir s’épanouir physiquement, et d’accéder au bien-être, physique et psychologique. Je suis responsable du pôle éducation et développement des handballs à la Fédération Française de Handball. Nous proposons aujourd’hui un sport accessible à tous les âges de la vie, pour toutes les aspirations et pour toutes les motivations. Je pense au baby hand, au hand à 4, au parahand…»
Pascale Jeannin aurait pu devenir entraîneure d’équipes professionnelles, mais elle n’a pas fait ce choix. Ce sport a tout gagné en 30 ans depuis la première médaille aux JO de Barcelone en 1992. « La haute performance ce n’est pas mon monde, souligne l’enseignante, ce qui m’importe au-delà des victoires, c’est que mon groupe vive bien. Ce qui me fait vibrer, c’est de participer à l’évolution de ce sport au service de la société. » Et elle attend bien sûr avec impatience les Jeux Olympiques de 2024.

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