
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
La tête dans les pâquerettes, ce n’est pas seulement un site. C’est aussi un parfum. Et c’est moi qui l’ai fait ! Enfin presque… En réalité, j’ai suivi un atelier de la maison de la parfumerie Galimard à Grasse. D’abord chacun des participants s’installe à sa table que l’on nomme un orgue dans le jargon du métier. Vous avez face à vous près de 127 ingrédients, des alcools uniquement. Cela laisse perplexe au début, mais l’animatrice de l’atelier explique rapidement la manœuvre : « Nous allons d’abord définir la note de fond, c’est elle qui va vous imprégner le plus longtemps. Une fragrance qui parfume y compris vos vêtements. Puis nous choisirons la note de cœur. Cette dernière persiste tout de même plusieurs heures. Enfin, nous viendrons y ajouter la note de tête. Celle odeur sera la première que vous sentirez ! » L’orgue se décline en 3 rangées correspondantes aux 3 niveaux du parfum.
Il faut choisir 4 ou 5 essences pour commencer. Certaines sont surprenantes. Alors que j’aime l’odeur du cuir, j’ai immédiatement rejeté le flacon. Trop fort ! Au fil du temps, les choix s’affinent mais ils restent toujours trop de parfums. C’est de plus en plus difficile. L’animatrice jette un coup d’œil aux odeurs sélectionnées pour vérifier que l’apprenti parfumeur ne fait pas une grosse erreur. Surtout, elle indique les proportions qui paraissent les plus appropriées entre les essences sélectionnées. La note de fond représente la moitié du flacon de 100 ml. Le tout est bien mélangé. Le parfumeur passe donc à la note de cœur. La difficulté augmente : il faut à la fois sentir tous les flacons mais aussi garder en tête la note de fond pour l’accorder, l’atténuer ou la renforcer.
Le temps passe vite… Il faut maintenant opter pour les 5 essences qui formeront la note de tête. L’opération effectuée, les apprentis remettent alors la composition de leur parfum. La maison Galimard les enregistre pour pouvoir reproduire à volonté votre parfum. Attention, il faut garder patience ! Les molécules ne donneront leur parfum définitif que dans un mois, le temps que le mélange s’effectue.
Détail pratique : pensez à réserver l’atelier surtout l’été.

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1 réflexion sur “Un parfum unique”
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