
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
Si Caline Wandj ne peut plus marcher, elle ne baisse pas les bras. Elle s’est engagée depuis des années comme bénévole dans l’association APF France Handicap. Son but : défendre les droits des personnes à mobilité réduite.
« Mais qu’est-ce qui est facile dans la vie ? Tout est difficile mais il faut regarder le bon côté des choses et avancer ! »
Caline Wandj
De son enfance, Caline Wandj se souvient de la chaleur de l’Afrique. Elle se rappelle aussi l’animation de Makénéné, une ville de près de 20 000 habitants située à 200 km au nord de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Sa famille décide de rejoindre la France en 1969. La petite fille de 10 ans découvre un tout autre univers. Paris est une grande métropole et elle se sent un peu perdue dans cette immensité. Mais elle s’adapte vite à sa nouvelle vie, se fait des camarades à l’école, fait des études… une belle jeunesse. Elle travaille dans un service comptable avant de devenir aide-soignante.
La vie de Caline Wandji se complique du jour au lendemain. Elle a tout juste la trentaine quand ces jambes commencent à refuser de la porter. « Je ne peux même pas vous dire comment c’est arrivé. Je ne pouvais plus marcher. C’est venu comme ça… », explique-t-elle. Rien n’y fait. Bientôt, elle ne peut plus se déplacer qu’en fauteuil roulant. Le handicap bouleverse l’existence de Caline Wandji. Elle ne peut plus travailler. « Cela m’a beaucoup peiné, j’aimais beaucoup mon métier et les relations avec les patients. Ce bouleversement a été dur à vivre ! Au début, j’ai beaucoup pleuré. J’étais très démoralisée », commente-t-elle.
L’aide-soignante, qui prenait soin des polyhandicapés, se retrouve de l’autre côté de la barrière. D’un coup, chaque trottoir et chaque marche deviennent des obstacles difficiles à surmonter. Il faut tout calculer avant d’entreprendre le moindre déplacement d’autant que, dans les années 1990, peu de bâtiments sont adaptés à l’accueil des handicapés. Mais elle ne se laisse pas abattre. Pas le choix. Elle a deux enfants, William et Wilfried, qu’elle doit élever. Les garçons ont 25 et 23 ans aujourd’hui.
« S’occuper d’eux, c’était ma joie ! Ils m’ont donné beaucoup de bonheur », souligne-t-elle. Cette mère courage balaie d’un revers de la main les histoires de difficultés : « Mais qu’est-ce qui est facile dans la vie ? Tout est difficile mais il faut regarder le bon côté des choses et avancer ! » Caline Wandji a toujours garder la tête haute. Elle explique son endurance et sa capacité à faire face en raison de son caractère. Et elle ajoute : « Quand vous voyez dans quelles difficultés vivent les Africains, vous n’avez pas le droit de pleurer non plus ! Rien qu’autour de moi, je vois des gens qui sont plus à la peine que moi. » A-t-elle du mal à supporter le regard des autres ? Non, elle s’en moque : « Je n’y porte aucune attention. Moi, je m’aime et c’est déjà pas mal. »
En 2012, Caline Wandji s’engage comme bénévole à l’APF France Handicap. « Je ne pouvais pas rester à rien faire. Je ne me laisse pas faire, je reste très active ! » Elle est devenue aujourd’hui la référente de l’APF pour Choisy-le-Roi. Elle participe à l’organisation des activités de l’association : forums, animations, rencontres… Surtout elle se tient aux côtés des handicapés et forme, avec eux, une bulle protectrice où chacun peut s’exprimer : « Rappelons que lorsqu’on est une personne à mobilité réduite et seule, c’est très difficile. Beaucoup d’entre elles ont peur de sortir et peuvent du coup souffrir d’isolement car elles ont besoin de parler de leurs difficultés. » Ces réunions permettent de briser l’isolement, de se retrouver, de discuter, de se soutenir, mais aussi de trouver des solutions aux problèmes, notamment administratifs. Et la bonne humeur de Caline Wandj est communicative !

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