Horticulture : la fin des pots en plastique ?

Longtemps incontournables dans les jardineries, les pots en plastique sont aujourd’hui remis en question. Recyclage difficile, alternatives biosourcées, retour des racines nues : la filière horticole cherche de nouvelles solutions.

An abundance of stacked, empty plastic and terracotta plant pots, with a shallow depth of field

Dans les serres horticoles comme chez les particuliers, les pots en plastique se sont imposés depuis des décennies pour une raison simple : ils sont pratiques, solides et peu coûteux. Chaque année, des millions de contenants sont utilisés pour les fleurs, les arbustes ou les plants potagers. Mais ce modèle montre aujourd’hui ses limites.

Le principal problème concerne le recyclage. Beaucoup de pots horticoles noirs sont encore mal détectés dans les centres de tri, ce qui complique leur valorisation. Résultat : une partie importante finit incinérée ou enfouie. La pression réglementaire pousse désormais les producteurs et les distributeurs à revoir leurs pratiques.

Des contenants plus faciles à recycler

Depuis plusieurs années, les professionnels du végétal travaillent sur de nouvelles solutions. Certains fabricants proposent des pots intégrant davantage de plastique recyclé. D’autres développent des contenants plus facilement identifiables dans les centres de tri.

La filière cherche aussi à harmoniser les consignes de recyclage, encore très variables selon les collectivités. Un pot accepté dans une commune peut parfois être refusé dans une autre. Pour les jardiniers, cette confusion reste fréquente.

Certaines enseignes expérimentent également la récupération des pots usagés afin de les réemployer ou de mieux les recycler. Une pratique encore marginale, mais qui pourrait se développer dans les prochaines années.

Le retour des matériaux naturels

Face au plastique, les matériaux biosourcés gagnent du terrain. Des pots fabriqués à partir de fibres de bois, de chanvre, de bambou ou de résidus agricoles apparaissent progressivement dans les jardineries.

Les godets biodégradables utilisés pour les semis sont déjà bien connus des jardiniers amateurs. Désormais, les fabricants tentent d’aller plus loin avec des contenants capables de résister davantage au temps tout en limitant leur impact environnemental.

Mais ces alternatives restent plus coûteuses et parfois moins robustes que les pots traditionnels. Pour les pépiniéristes, qui conservent certains végétaux pendant plusieurs années, la solidité des contenants demeure essentielle.

Moins de pots, moins de déchets

Une autre solution consiste simplement à réduire le nombre de contenants jetables. Certaines pépinières remettent ainsi en avant la vente de végétaux à racines nues durant la période de repos végétatif, entre l’automne et la fin de l’hiver.

D’autres producteurs expérimentent des plaques alvéolées réutilisables ou des systèmes de consigne. Les circuits courts permettent également de limiter les emballages liés au transport.

Le plastique ne disparaîtra pas du jour au lendemain des jardineries. Mais après des décennies de tout-plastique, la filière horticole semble engagée dans une transition durable, portée à la fois par les contraintes environnementales et les attentes des consommateurs.

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