Des plantes sans plastique

La filière horticole cherche depuis longtemps à se passer du plastique. On est encore loin du compte mais les progrès sont notables.

An abundance of stacked, empty plastic and terracotta plant pots, with a shallow depth of field

Tous les jardiniers ont tendance à accumuler les contenants. On se dit tous que cela pourrait être utile. On ne sait jamais… Résultat : les pots en plastique s’entassent sans que l’on sache quoi en faire. C’est bientôt fini. La loi Agec anti-gaspillage sur l’économie circulaire impose une réduction de ce dérivé du pétrole.

Des potées plus durables

Les professionnels du végétal se sont emparés du problème depuis un moment. Les pots comprennent déjà 80 % de plastique recyclé. Pour aller plus loin, ils planchent depuis plusieurs années avec les producteurs et les distributeurs, dont la Fédération française du paysage. Au cours de l’année 2024, les pots en plastique de diamètre inférieur à 30 cm pourront aller directement dans la poubelle jaune pour être recycler. Le dossier est assez technique, soulignent les professionnels interrogés, car il y a des impacts économiques et politiques. Rien n’aurait pu se faire sans l’accord de l’association des maires de France d’autant que les règles de tri peuvent être différentes d’une collectivité à l’autre. Par ailleurs, les consignes de recyclage devraient être mieux indiqués sur les contenants. Un pas en avant qui n’est pas négligeable !

La fin du plastique ?

Les horticulteurs cherchent enfin à éliminer complètement le plastique. Une démarche qui risque de prendre plusieurs années car celui-ci facilite la production des végétaux et leurs commercialisations. Il existe des alternatives mais elles proviennent de pays plus ou moins lointains : balle de riz, fibre de coco, résidu de graines de tournesol… Néanmoins une production locale et écoresponsable voit peu à peu le jour. Citons les pots de So Ethic conçus à partir de compost et de copeaux de bois. Le jardinier peut également trouver des contenants en jute ou en chanvre. Avantage supplémentaire. La plante s’installe avec son emballage. Il contribue à la nourrir en se décomposant.

La fin des contenants ?

Autre solution : vendre les plantes sans pot… Les végétaux pourraient être conditionner en motte et sans contenant, biosourcé ou issu de l’industrie pétrolière. Des barquettes en bois pourraient être mis à la disposition des clients pour faciliter le transport. Les professionnels du jardin y réfléchissent, mais ils rappellent que les plantes sont également vendues à racines nues d’octobre à décembre. Ils regrettent d’ailleurs que les clients se soient détournés de la plantation automnale depuis une vingtaine d’années. Aux jardiniers d’imposer ces nouvelles solutions et de retrouver le rythme des saisons…

Facebook
Twitter
LinkedIn

Sur le même thème

sac avec mention biodégradable

Un compost sain et surtout sans plastique

Hélène de La Moureyre, la pdg de Bilum

Hélène de la Moureyre : recycler pour mieux produire

Arrosage des tomates

Comment installer un récupérateur d'eau de pluie

Dernières publication

Retour en haut