
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
La filière horticole cherche depuis longtemps à se passer du plastique. On est encore loin du compte mais les progrès sont notables.
Tous les jardiniers ont tendance à accumuler les contenants. On se dit tous que cela pourrait être utile. On ne sait jamais… Résultat : les pots en plastique s’entassent sans que l’on sache quoi en faire. C’est bientôt fini. La loi Agec anti-gaspillage sur l’économie circulaire impose une réduction de ce dérivé du pétrole.
Les professionnels du végétal se sont emparés du problème depuis un moment. Les pots comprennent déjà 80 % de plastique recyclé. Pour aller plus loin, ils planchent depuis plusieurs années avec les producteurs et les distributeurs, dont la Fédération française du paysage. Au cours de l’année 2024, les pots en plastique de diamètre inférieur à 30 cm pourront aller directement dans la poubelle jaune pour être recycler. Le dossier est assez technique, soulignent les professionnels interrogés, car il y a des impacts économiques et politiques. Rien n’aurait pu se faire sans l’accord de l’association des maires de France d’autant que les règles de tri peuvent être différentes d’une collectivité à l’autre. Par ailleurs, les consignes de recyclage devraient être mieux indiqués sur les contenants. Un pas en avant qui n’est pas négligeable !
Les horticulteurs cherchent enfin à éliminer complètement le plastique. Une démarche qui risque de prendre plusieurs années car celui-ci facilite la production des végétaux et leurs commercialisations. Il existe des alternatives mais elles proviennent de pays plus ou moins lointains : balle de riz, fibre de coco, résidu de graines de tournesol… Néanmoins une production locale et écoresponsable voit peu à peu le jour. Citons les pots de So Ethic conçus à partir de compost et de copeaux de bois. Le jardinier peut également trouver des contenants en jute ou en chanvre. Avantage supplémentaire. La plante s’installe avec son emballage. Il contribue à la nourrir en se décomposant.
Autre solution : vendre les plantes sans pot… Les végétaux pourraient être conditionner en motte et sans contenant, biosourcé ou issu de l’industrie pétrolière. Des barquettes en bois pourraient être mis à la disposition des clients pour faciliter le transport. Les professionnels du jardin y réfléchissent, mais ils rappellent que les plantes sont également vendues à racines nues d’octobre à décembre. Ils regrettent d’ailleurs que les clients se soient détournés de la plantation automnale depuis une vingtaine d’années. Aux jardiniers d’imposer ces nouvelles solutions et de retrouver le rythme des saisons…

Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.

Créer une forêt-jardin ne s’improvise pas. Distances de plantation, organisation et étapes : les bases concrètes pour bien démarrer sans se tromper.

Une forêt-jardin ne s’improvise pas. Elle repose sur une organisation en strates où chaque plante trouve sa place et joue un rôle dans un écosystème comestible inspiré de la nature.