
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
Le proverbe dit : « A la sainte Catherine, tout bois prend racine ». Une maxime que je n’ai pas voulu écouter. Je ne planterais mes oliviers qu’au printemps.
« Je ne vous demande qu’une seule chose. Faites attention à mes deux oliviers… je les adore ! » Comment résister à la demande de la précédente propriétaire de la maison au moment où elle me donnait les clés et s’en allait. J’ai donc veillé scrupuleusement sur les potées. Changement de terre, nouveau pot, arrosage, voile d’hivernage… rien n’y a fait. Les deux oliviers ont gardé une allure efflanquée. Mais j’avais donné ma parole…
« Oh un olivier ! Il ne fallait pas ! Merci beaucoup ! » Eh oui la plante est à la mode et fait un merveilleux cadeau. Et il n’est sûrement pas donné. Voilà donc une troisième potée d’olivier. Sûrement par harmonie, elle a végété autant que les deux premières. J’ai continué à en prendre soin. Il y avait désormais une promesse et un cadeau.
« Oh un olivier ! Il ne fallait pas ! Merci beaucoup ! » Là, je me suis dit que la plante devait être, en plus, hors de prix parce qu’elle avait commencé à être taillé en topiaire. Mais que faire de ces 4 potées ? Je tombe alors sur un article qui raconte l’histoire de Christophe Guérard. L’agriculteur a planté 300 oliviers dans le pays de Bray, en Normandie. Il projette d’en installer de 300 à 600 pieds en 2023, puis 1 000 plants par an. Il espère obtenir une première récolte d’huile d’olive en 2026.
Un air de Provence
Cette histoire m’a trotté dans la tête depuis avril 2021. Après tout, et si je replantais mes oliviers au lieu de les laisser végéter en pot ? L’idée est séduisante d’autant que j’aimerais créer à terme une forêt comestible. J’ai déjà installé des pommiers, poiriers, cerisiers, mirabelliers… Il y a un vieux cognassier dans un coin. Pourquoi ne pas ajouter des oliviers ? Mais je me méfie des plantations automnales. Le sol est détrempé pendant tout l’hiver. L’an dernier, un jeune plant de cèdre de l’Atlas a bien failli se noyer. C’est décidé, j’installerais les 4 oliviers sur une butte au début du printemps. Il faudra veiller sur eux l’été prochain mais normalement, ils supportent bien la sécheresse. Et là au moins, ils pourront s’épanouir.

Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.

Créer une forêt-jardin ne s’improvise pas. Distances de plantation, organisation et étapes : les bases concrètes pour bien démarrer sans se tromper.

Une forêt-jardin ne s’improvise pas. Elle repose sur une organisation en strates où chaque plante trouve sa place et joue un rôle dans un écosystème comestible inspiré de la nature.