
Le satoimo, ce taro japonais encore rare en France
Cultivé depuis des siècles au Japon, le satoimo séduit par sa texture fondante, son feuillage exotique et son goût entre châtaigne et pomme de terre.
Le proverbe dit : « A la sainte Catherine, tout bois prend racine ». Une maxime que je n’ai pas voulu écouter. Je ne planterais mes oliviers qu’au printemps.
« Je ne vous demande qu’une seule chose. Faites attention à mes deux oliviers… je les adore ! » Comment résister à la demande de la précédente propriétaire de la maison au moment où elle me donnait les clés et s’en allait. J’ai donc veillé scrupuleusement sur les potées. Changement de terre, nouveau pot, arrosage, voile d’hivernage… rien n’y a fait. Les deux oliviers ont gardé une allure efflanquée. Mais j’avais donné ma parole…
« Oh un olivier ! Il ne fallait pas ! Merci beaucoup ! » Eh oui la plante est à la mode et fait un merveilleux cadeau. Et il n’est sûrement pas donné. Voilà donc une troisième potée d’olivier. Sûrement par harmonie, elle a végété autant que les deux premières. J’ai continué à en prendre soin. Il y avait désormais une promesse et un cadeau.
« Oh un olivier ! Il ne fallait pas ! Merci beaucoup ! » Là, je me suis dit que la plante devait être, en plus, hors de prix parce qu’elle avait commencé à être taillé en topiaire. Mais que faire de ces 4 potées ? Je tombe alors sur un article qui raconte l’histoire de Christophe Guérard. L’agriculteur a planté 300 oliviers dans le pays de Bray, en Normandie. Il projette d’en installer de 300 à 600 pieds en 2023, puis 1 000 plants par an. Il espère obtenir une première récolte d’huile d’olive en 2026.
Un air de Provence
Cette histoire m’a trotté dans la tête depuis avril 2021. Après tout, et si je replantais mes oliviers au lieu de les laisser végéter en pot ? L’idée est séduisante d’autant que j’aimerais créer à terme une forêt comestible. J’ai déjà installé des pommiers, poiriers, cerisiers, mirabelliers… Il y a un vieux cognassier dans un coin. Pourquoi ne pas ajouter des oliviers ? Mais je me méfie des plantations automnales. Le sol est détrempé pendant tout l’hiver. L’an dernier, un jeune plant de cèdre de l’Atlas a bien failli se noyer. C’est décidé, j’installerais les 4 oliviers sur une butte au début du printemps. Il faudra veiller sur eux l’été prochain mais normalement, ils supportent bien la sécheresse. Et là au moins, ils pourront s’épanouir.

Cultivé depuis des siècles au Japon, le satoimo séduit par sa texture fondante, son feuillage exotique et son goût entre châtaigne et pomme de terre.

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