Installer un récupérateur d’eau de pluie sans se tromper
Support stable, descente de gouttière, trop-plein… Les étapes pour installer un récupérateur d’eau de pluie pratique et durable.
Il existe de nombreux modèles de récupérateurs d’eau de pluie sur le marché. Ils se distinguent par leur forme, leur capacité et leur esthétique. Chacun choisira en fonction de ses besoins, de la place disponible et du volume d’eau nécessaire.
Le volume de la cuve doit rester cohérent avec la surface de toiture qui l’alimente. Une petite cabane de jardin ne remplira jamais une tonne à eau aussi rapidement que le toit d’une maison. Avant de choisir votre récupérateur, estimez donc la quantité d’eau que votre toiture peut réellement fournir.
Les petits fûts de 100 litres trouvent facilement leur place près d’une descente de gouttière. Les citernes de 300 à 310 litres offrent une réserve plus confortable, mais restent souvent insuffisantes pour arroser un potager tout l’été. Comptez environ un litre d’eau par jour et par mètre carré de potager. Faites le calcul.
Pour disposer d’une véritable réserve, la meilleure solution consiste souvent à installer une cuve de 1 000 litres, également appelée tonne à eau. Les premiers prix méritent toutefois un examen attentif : le robinet est parfois de qualité médiocre. Une cuve neuve coûte généralement entre 150 et 170 €. Il est aussi possible d’en trouver d’occasion entre 50 et 70 €, à condition de vérifier l’état du robinet et de s’assurer qu’elle n’a jamais contenu de produits chimiques.
À noter
Comptez un litre d’eau par jour et par mètre carré de potager. Faites le calcul.
Protéger l'eau de la lumière
Les cuves blanches de 1 000 litres sont souvent vendues translucides. Un avantage pour vérifier facilement le niveau d’eau, mais un inconvénient lorsque la lumière pénètre à l’intérieur. Elle favorise le développement des algues, surtout en plein soleil.
Commencez par dévisser l’armature métallique afin d’entourer la cuve d’un film plastique noir ou d’une bâche opaque, puis remontez l’ensemble. L’opération est simple et permet de limiter efficacement la prolifération des algues tout en préservant la qualité de l’eau stockée.
Si possible, installez également la cuve dans un endroit peu exposé au soleil. L’eau restera plus fraîche et le développement des algues sera encore limité.
Choisir un support stable
Une cuve pleine peut peser plusieurs centaines de kilos, voire près d’une tonne pour un modèle de 1 000 litres. Son support doit donc être parfaitement stable afin d’éviter qu’elle ne s’enfonce dans la terre ou ne bascule sous son poids.
Le plus simple consiste à décaisser le sol sur quelques centimètres avant d’étaler une couche de sable pour obtenir une surface bien plane. Dans les jardins fréquentés par les taupes ou les campagnols, posez ensuite quelques dalles en béton afin d’éviter qu’une galerie ne se forme sous la cuve. Vous pourrez alors installer les parpaings qui serviront de support.
Surélever légèrement la cuve présente un autre avantage : le robinet se retrouve à une hauteur suffisante pour remplir facilement un arrosoir ou raccorder un tuyau.
Poser la cuve sur quelques rangées de parpaings facilite le remplissage des arrosoirs. La hauteur du support dépend de la configuration de votre terrain et de l’emplacement du potager. Plus le robinet est situé au-dessus de la zone à arroser, plus la gravité fera le travail à votre place.
Dans notre cas, quelques parpaings suffisent pour créer une différence de niveau et se passer d’une pompe. Si, en revanche, le robinet se trouve plus bas que le potager, une pompe deviendra indispensable pour remonter l’eau.
Une fois la cuve installée sur son support, vérifiez soigneusement son horizontalité à l’aide d’un niveau à bulle. Une cuve pleine exerce une forte pression sur son support. Mieux vaut prendre quelques minutes pour la mettre parfaitement de niveau.
Raccorder la cuve à la descente de la gouttière
Il faut ensuite raccorder la cuve à la descente de gouttière. Les fabricants proposent des kits de raccordement faciles à installer. Pensez également à prévoir un trop-plein. Une fois la cuve pleine, l’eau pourra ainsi continuer à s’écouler dans la descente de gouttière sans déborder au pied du récupérateur.
Le trop-plein se place au plus haut de la cuve, sur l’un des côtés. Les tuyaux et raccords nécessaires se trouvent facilement dans les magasins de bricolage ou de jardinage.
Adapter la descente de gouttière
Il faut maintenant modifier la descente de gouttière pour diriger l’eau vers le récupérateur. À l’aide de tuyaux et de raccords standards, remplacez une partie de la descente existante par un nouveau tronçon alimentant la cuve.
Évitez de coller les derniers éléments. Vous pourrez ainsi les démonter facilement pour les nettoyer ou intervenir sur l’installation. Si la descente est longue, ajoutez quelques colliers de fixation afin de bien maintenir les tuyaux.
Sécuriser le raccord à la cuve
Il ne reste plus qu’à raccorder la dérivation de la descente de gouttière à la cuve. Vérifiez au préalable le diamètre et le pas de vis de votre récupérateur. Tous les modèles ne sont pas compatibles avec les mêmes raccords.
Dans notre cas, la tonne à eau nécessite un couvercle spécifique, doté d’un pas de vis adapté et d’un raccord standard en son centre. On le trouve facilement sur Internet, dans les magasins de bricolage ou chez les quincailliers.
Avant de mettre l’installation en service, contrôlez enfin l’étanchéité de tous les raccords. Quelques minutes suffisent pour éviter les fuites lors des premières pluies.
Organiser l'entretien futur
Avant de refermer l’installation, vissez un filtre à l’intérieur du couvercle de la cuve. Il retiendra les feuilles, les mousses et les autres impuretés entraînées par l’eau de pluie. Pour conserver son efficacité, il devra être nettoyé régulièrement.
C’est aussi la raison pour laquelle il vaut mieux éviter de coller les derniers raccords de la descente de gouttière. Vous pourrez ainsi démonter facilement l’installation pour accéder au filtre ou intervenir en cas d’obstruction.
Il ne reste plus qu’à raccorder définitivement la descente de gouttière à la cuve. L’installation est prête à récupérer les premières pluies.
Filtrer les plus gros déchets
Avant même que l’eau n’arrive dans la cuve, installez un hérisson dans la gouttière. Il retiendra les feuilles, les brindilles et les plus gros débris transportés par les premières pluies.
Ce premier filtre ne dispense pas de nettoyer régulièrement la gouttière et le filtre de la cuve, mais il limite déjà fortement les risques d’obstruction. Quelques minutes d’entretien chaque année suffisent généralement à garantir le bon fonctionnement de l’installation.
Installer le robinet
Il ne reste plus qu’à monter le robinet. Là encore, les modèles standards se vissent directement sur la cuve. Choisissez une hauteur qui permette de remplir facilement un arrosoir. Si nécessaire, ajoutez quelques parpaings sous la cuve pour gagner quelques centimètres.
Votre récupérateur d’eau de pluie est maintenant prêt à fonctionner. Il ne reste plus qu’à attendre la prochaine averse.
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