
Le krach de la tulipe
Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.
En 1775, Claude-Nicolas Ledoux avait imaginé une cité idéale mais son plan ne fut pas accepté. Seule la moitié des bâtiments fût finalement construite. Mais la saline royale vient de réaliser le rêve de l’architecte en créant la seconde partie du projet sous forme d’un immense jardin.
Pour des raisons budgétaires, le projet de l’architecte Claude-Nicolas Ledoux avait été réduit de moitié lors de la construction. La saline royale a décidé de donner forme à la cité originelle en créant des jardins pour former le demi cercle de 5 ha manquant.
L’ensemble du monument du XVIIIe siècle classé au patrimoine mondial de l’Unesco a donc bien évolué. Le changement est sensible. A la place de l’ancien festival des jardins, sur l’emplacement des potagers ouvriers d’autrefois, 12 jardins permanents ont été créé. Ils sont basés sur l’idée du jardin en mouvement de Gilles Clément et du jardin zen d’Erik Borja. Ils traitent du végétal sous ses différents aspects : la graine, le sol, la vie, l’adaptation, la photosynthèse et la collaboration entre les plantes.
Le Festival des jardins a désormais pris ses quartiers d’été dans le second demi-cercle. Il est dédié cette année à la « peinture et poésie » à travers 9 projets réalisés par des étudiants des écoles nationales du paysage.
Le visiteur sera séduit par ces différents univers qui vont de La vague à La maison phoenix, le tout émaillé par les statues du sculpteur Jean-Michel Folon.
Il faudra un peu de temps avant que les nombreux arbres qui viennent d’être plantés prennent de l’ampleur. Mais, à terme, la saline royale d’Arc-et-Senans pourrait bien concurrencer le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire.

Au XVIIe siècle, une tulipe peut valoir une maison. Aux Pays-Bas, la spéculation s’emballe avant un effondrement brutal en 1637.

Créer une forêt-jardin ne s’improvise pas. Distances de plantation, organisation et étapes : les bases concrètes pour bien démarrer sans se tromper.

Une forêt-jardin ne s’improvise pas. Elle repose sur une organisation en strates où chaque plante trouve sa place et joue un rôle dans un écosystème comestible inspiré de la nature.