Diviser les iris pour mieux les faire refleurir
Avec les années, les touffes d’iris s’épaississent et finissent par moins fleurir. Les diviser permet de leur redonner de la vigueur, mais aussi de les multiplier ou de les déplacer. Encore faut-il intervenir au bon moment et ne pas enterrer les rhizomes trop profondément.
Ces iris étaient déjà là lorsque je suis arrivé. L’ancienne propriétaire en avait laissé quelques pieds le long de la cuisine d’été. Ils fleurissaient chaque année, mais l’endroit ne leur convenait pas vraiment. Depuis quelque temps, je voulais les déplacer.
L’occasion était aussi toute trouvée pour les diviser. Car les iris ont beau pouvoir rester de longues années au même endroit, leurs rhizomes se multiplient peu à peu et finissent par former des touffes très serrées. Les séparer permet de rajeunir les pieds, mais aussi de multiplier facilement les plantes.
L'été, le bon moment pour intervenir
‘avais attendu le mois de décembre pour déplacer les miens. Avec le recul, ce n’était pas le meilleur moment. Pour les iris des jardins (Iris germanica), mieux vaut intervenir après la floraison, en été. Juillet est généralement la bonne période pour diviser les rhizomes. La plantation peut ensuite se poursuivre jusqu’en octobre dans les régions où l’automne reste doux.
Inutile pour autant de diviser systématiquement les iris chaque année. Tant que la touffe reste vigoureuse et fleurit correctement, on peut la laisser tranquille. C’est lorsqu’elle devient trop dense ou que la floraison diminue qu’il est temps d’intervenir.
Une touffe, plusieurs nouveaux pieds
L’opération est assez simple. J’ai commencé par enfoncer une fourche-bêche autour de la touffe afin de soulever les rhizomes sans trop les abîmer.
Une fois sortis de terre, ils peuvent être séparés. On conserve en priorité les parties jeunes et vigoureuses, munies de feuilles et de racines, et on élimine les vieux morceaux situés au centre de la touffe ainsi que ceux qui sont abîmés.
C’est aussi le bon moment pour raccourcir le feuillage. Les iris ainsi divisés sont plus faciles à manipuler et prêts à retrouver leur nouvel emplacement.
Du soleil et les pieds au sec
À l’époque, j’avais choisi de les installer près d’un noisetier. Le terrain y reste humide en hiver et l’emplacement est à mi-ombre. Là encore, ce n’était finalement pas le meilleur choix.
Les iris des jardins préfèrent une situation ensoleillée et aérée. Ils apprécient les terrains légers et bien drainés et craignent surtout l’eau qui stagne en hiver, susceptible de faire pourrir les rhizomes. Une fois installés, ils supportent en revanche très bien la sécheresse.
Autrement dit, mieux vaut leur réserver un endroit assez sec et bien exposé plutôt qu’un coin frais du jardin.
Un rhizome presque à l'air libre
Le rhizome d’un iris ne se plante pas comme un bulbe. Il doit rester très près de la surface, sa partie supérieure affleurant au niveau du sol. En terrain humide, on peut même l’installer sur une petite butte afin de faciliter l’écoulement de l’eau. Une vingtaine de centimètres entre les pieds leur laissera suffisamment de place pour se développer.
Après la plantation, un arrosage permet simplement de mettre la terre en contact avec les racines. Ensuite, pas besoin d’en faire beaucoup plus. L’iris est plutôt une plante facile à vivre dès lors qu’on lui offre du soleil et, surtout, qu’on ne garde pas ses rhizomes les pieds dans l’eau.
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1 réflexion sur “C’est le bon moment pour diviser les iris”
Merci pour cet article ! Les iris sont ma passion. Les rhizomes d’iris reprennent très bien. Ils n’ont pas peur de l’humidité l’hiver.
Merci et bonne fin d’année !
Dans l’attente de nouvelles publications !!