La rhubarbe, une des premières récoltes du printemps
Facile à cultiver, productive pendant de nombreuses années et appréciée en cuisine, la rhubarbe mérite une place de choix au potager. Culture, récolte, variétés et conseils pratiques : voici tout ce qu’il faut savoir pour bien en profiter.
Fidèle au poste ! Après avoir disparu tout l’hiver, la rhubarbe se rappelle à notre bon souvenir dès le mois d’avril. C’est même l’une des premières vivaces du potager à émerger. En quelques semaines seulement, ses larges feuilles et ses longs pétioles prennent une ampleur spectaculaire.
Facile à cultiver et capable de produire pendant une dizaine d’années, elle demande peu d’entretien. Récoltée régulièrement, elle offre de quoi préparer compotes, tartes et confitures pendant une bonne partie de la saison.
Une récolte qui s’étale du printemps à l’automne
La rhubarbe offre ses premiers pétioles dès le printemps, lorsque le potager sort à peine de l’hiver. Récoltée régulièrement, sans jamais prélever toutes les tiges d’un même pied, elle continue à produire pendant plusieurs semaines. Les premières récoltes sont souvent les plus tendres, tandis que les pétioles de fin de saison deviennent plus fermes et légèrement plus acidulés. En maintenant le sol frais grâce à des arrosages et à un paillage en été, il est fréquent d’obtenir une nouvelle récolte à la fin de l’été ou au début de l’automne.
Facile à cultiver
La rhubarbe apprécie un sol profond, fertile et restant frais tout au long de l’année. Elle prospère au soleil dans les régions fraîches, mais préfère la mi-ombre lorsque les étés sont chauds. Un paillage limite l’évaporation et préserve l’humidité du sol. Très rustique, cette vivace peut rester en place une dizaine d’années, voire davantage. Tous les huit à dix ans, une division de la souche permet de maintenir sa vigueur et de multiplier facilement les plants.
Les feuilles sont toxiques, pas les pétioles
Une fois les tiges coupées ou, mieux encore, délicatement arrachées à leur base, débarrassez-les de leurs feuilles. Riches en acide oxalique, celles-ci sont toxiques et ne doivent pas être consommées. En revanche, les pétioles charnus sont parfaitement comestibles. Pour préparer une confiture, comptez environ 800 g de sucre pour 1 kg de rhubarbe. Après les avoir épluchés si nécessaire, coupez les pétioles en morceaux avant la cuisson. Pensez également à stériliser les pots avant de les remplir, puis retournez-les quelques minutes pour favoriser leur conservation.
Bien plus qu’une confiture
Si la rhubarbe est indissociable des confitures, elle trouve aussi sa place dans de nombreuses préparations. Compotes, tartes, crumbles ou desserts à base de fraises mettent en valeur sa saveur acidulée. Elle accompagne également les viandes blanches, le canard ou certains poissons sous forme de chutney ou de compotée. Riche en fibres, la rhubarbe est peu calorique, mais il est préférable de la consommer cuite afin d’adoucir son acidité naturelle.
Les variétés à découvrir
Le choix d’une variété joue surtout sur la couleur des pétioles, leur précocité et leur saveur. La variété ‘Victoria’ reste l’une des plus cultivées pour ses longues tiges vertes légèrement teintées de rouge. ‘Frambozen Rood’ séduit par ses pétioles rouge foncé et sa chair parfumée. ‘Champagne’ produit des tiges précoces, tendres et peu fibreuses, tandis que ‘Mikoot’ est appréciée pour sa vigueur et sa bonne productivité. Le choix d’une variété influence autant la couleur des pétioles que leur précocité ou leur saveur.
Si la rhubarbe est surtout cultivée pour ses pétioles, certaines espèces séduisent avant tout par leur spectaculaire feuillage et trouvent naturellement leur place dans les massifs. Elles feront l’objet d’un prochain article.
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